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Résultats Live Nation ; Résultats Sacem ; Succès de Michael Jackson ; Fally Ipupa au Stade de France

L'actualité du music business

MUSIQUE, BUSINESS, ÉCONOMIE.

LIVE NATION : UNE DYNAMIQUE CONSOLIDÉE AU 1ER TRIMESTRE AVEC UN CA DE 3.8 MD$ ET UNE RENTABILITÉ À NOUVEAU EN NETTE CROISSANCE

Après la croissance de 2 milliards de dollars des recettes sur l’année 2025, Live Nation a entamé l’année 2026 sur une dynamique consolidée. Les résultats relatifs au premier trimestre communiqués le 5 mai indiquent une activité plus forte qu’au cours de l’année précédente, avec une meilleure rentabilité. Les chiffres en hausse font office de signaux positifs pour les actionnaires et investisseurs, après la baisse enregistrée lors de la même période en 2025, qui avait tout même été le 2ème meilleur premier trimestre de l’entreprise depuis sa création en 2010. Et également compte tenu des procédures judiciaires auxquelles l’entreprise est confrontée pour ses activités de vente de billets via sa filiale Ticketmaster.

Le chiffre d’affaires réalisé par Live Nation au premier trimestre 2026 est de 3.8 milliards de dollars (3.2 Md€), en hausse de 411 millions $ sur un an (+12%). Le niveau des revenus du leader mondial dans le secteur de la musique live reste néanmoins en-dessous de 2024, de manière globale et en particulier sur les segments des concerts et de la billetterie.

La production et de l’organisation des concerts ont généré 2.77 milliards de dollars soit 2.37 milliards d’euros au cours des trois premiers mois 2026. Avec une augmentation de 291 M$ (+12%) sur un an, le segment des concerts assure donc l’essentiel de la hausse des revenus de Live Nation. Les tournées de Bad Bunny (Asie, Amérique latine), Shakira (Amérique latine) et Cardi B (US) ont été parmi les principales produites sur la période.

24 millions de spectateurs

Sur le plan de la fréquentation, 24 millions de spectateurs ont assistés aux concerts et spectacles organisés entre janvier et mars (+7%). Le nombre de spectateurs accueillis dans les salles détenues et exploitées de devrait croître de plus de 10% en 2026, d’après les prévisions de l’entreprise.

L’activité relative à la billetterie, opérée via la filiale Ticketmaster, repasse au-dessus de la barre des 700 millions de dollars, avec des recettes s’élevant à 765 M$ (654 M€) au premier trimestre 2026, en hausse de 10% sur un an soit 70 M$. Le niveau est également au-dessus du premier trimestre 2024, avec une quarantaine millions de dollars de plus. 107 millions de billets pour des concerts produits par Live Nation ont été vendus entre janvier et avril 2026, 12 millions de plus qu’au cours de l’année précédente. Quant au chiffre d’affaires en provenance des annonceurs et partenaires, il atteint 258 millions de dollars et affiche la croissance la plus importante (+20%).

“2026 démarre de manière puissante avec des revenus en nette hausse. Dans un monde toujours plus digital et drivé par la AI, l’appétence pour de la connexion humaine et authentique n’a jamais été forte. Cette demande des fans qui priorisent les expériences live impulse une activité record dans nos activités. Nous avons déjà booké 85% de nos shows dans les plus grandes salles pour cette année, avec des chiffres en progression dans les stades, arenas et amphithéâtres”souligne Michael Rapino, President & CEO de Live Nation Entertainment.

Un résultat opérationnel impacté par les dépenses liées aux procédures judiciaires de Ticketmaster

Sur le plan de la rentabilité, le résultat opérationnel de l’entreprise est lourdement impacté par des dépenses d’ordre exceptionnel, liées aux procédures judiciaires ciblant Ticketmaster. Les 450 millions de dollars dépensés ont engendré des pertes opérationnelles de 370.5 millions de dollars au premier trimestre. Un indicateur qui, de par le caractère ponctuel des procédures, ne reflète pas la rentabilité réelle des activités de l’entreprise sur les trois premiers mois de l’année.

Le décompte des dépenses exceptionnelles, dont celles afférentes aux procédures judiciaires, aboutit à un résultat opérationnel ajusté (adjusted operating income) en positif de 371 millions de dollars (317 M€), en hausse de 9% soit 30 M$ par rapport à 2025.

Dans le détail, les ventes de billets ont été la première source du résultat opérationnel ajusté : 255 M$ (+1%). En revanche, celui des concerts a été divisé par deux, passant de 6.6 M$ à 2.9 M$. À l’instar des revenus, les activités relatives à la publicité et au sponsoring ont enregistré la meilleure croissance (20%), avec un résultat opérationnel ajusté de 164.6 M$.

L’action de l’entreprise, qui avait clôturé à 157 $ le 5 mai avant la publication des résultats, était de 161$ lors de l’ouverture de la bourse de New York le 6 mai avec une clôture à 167$ (+6.71%).


Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

DROITS D’AUTEUR : 1.5 MILLIARD D’EUROS DE DROITS REVERSÉS PAR LA SACEM EN 2025, LA HAUSSE DES COLLECTES CONFORTÉE PAR LE DIGITAL, L’INTERNATIONAL ET LES CONCERTS

Les tendances relatives aux perceptions et répartitions des droits d’auteur et droits voisins au cours des dernières années convergent avecl’évolution du music business. Les résultats 2025 de la Sacem communiqués le 6 mai le confirment, à l’instar de ceux d’autres organismes de gestion collective prééminents sur les principaux marchés de la musique. Les plateformes, les marchés étrangers et les concerts sont des sources de revenus toujours plus importantes pour les auteurs, compositeurs et éditeurs. Ce sont d’ailleurs les seules sources de perceptions de droits par la Sacem qui ont progressé depuis 2019 et au cours des deux années antérieures à 2025, d’après l’analyse de MUSICBIZ.

La Sacem a franchi le cap du milliard et demi d’euros reversés aux créateurs et à leurs partenaires éditeurs en 2025. Le montant des droits répartis aux auteurs, compositeurs et éditeurs de musique l’an dernier (1.50 milliard d’euros) a progressé de 123 millions d’euros (+9%) en un an, et de 548 millions entre 2019 et 2025. La croissance du total des droits reversés est tout de même moins importante que celle réalisée en 2024 (+12%). L’organisme de gestion collective précise avoir versé des droits à 663 000 créateurs et éditeurs tous pays confondus.

“La Sacem démontre plus que jamais la solidité et la modernité de son modèle. Dans un environnement profondément transformé par la mondialisation des usages et l’accélération numérique, notre responsabilité est de veiller à ce que ces mutations renforcent la création, la diversité culturelle et la juste rémunération des auteurs, plutôt que de les fragiliser”considère Patrick Sigwalt, Président de la Sacem, rééluen 2025.

Les droits d’auteur perçus et reversés ont considérablement augmenté ces dernières années, en particulier ceux au titre de l’exploitation des titres sur les plateformes, de la diffusion dans les concerts, et ceux en provenance des pays étrangers. Ces trois segments, sur les six sources de perceptions de la Sacem telles que présentées dans les résultats annuels, sont ceux en croissance sur l’année 2025.

Les droits perçus sur le digital multipliés par trois depuis 2019

Le digital (730 M€ en 2025), première source de collecte des droits d’auteur de la Sacem depuis 2021, a progressé de 12% (70 M€) en un an, et été multiplié par trois entre 2019 et 2025. La forte augmentation du nombre de concerts organisés et de la fréquentation depuis plusieurs années se traduit par une hausse de 35% (117 M€) en six ans des perceptions de la Sacem au titre de la diffusion des titres dans les concerts, avec 451 millions d’euros en 2025 (+9%). Enfin, les droits perçus à l’international ont atteint 115 M€ en 2025 (+9%), et progressé de 35% également depuis 2019.

Au total, la Sacem a collecté 1.70 milliard d’euros en 2025 dans 180 territoires, 110 millions d’euros de plus en un an (+6.5%). Les perceptions en provenance de l’international s’élèvent à 845 millions d’euros (+14%), tandis que celles sur le territoire français ont été de 859 millions d’euros (-7 M€). Entre 2019 et 2025, les droits perçus par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ont progressé de 52% soit 586 millions d’euros.

Parmi les autres segments, les perceptions auprès des diffuseurs radio et TV entre autres ont légèrement diminué sur la période précitée (-2.8% soit -9 M€), avec 312 millions d’euros en 2025 (-4%). Outre la copie privée, stable avec 74 M€ l’an dernier, les droits collectés sur les supports physiques audio et vidéo (23 M€) sont en chute libre avec une baisse de 41% sur un an et de 63% entre 2019 et 2025.

175 ans après sa création, la Sacem compte plus de 251 000 membres, avec 13 500 nouvelles adhésions en 2025.

Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

MICHAEL JACKSON : UN SUCCÈS INÉDIT MAIS À NUANCER, MALGRÉ LES VENTES DES ALBUMS ET LES ÉCOUTES DES TUBES BOOSTÉES PAR LE BIOPIC

Michael Jackson fait un nouveau retour dans les charts, plus de 16 ans après son décès. Le premier biopic lui étant consacré est rapidement devenu un succès international à sa sortie en salles, avec plus de 400 millions de dollars de recettes en deux semaines d’après la société de co-production du film, Lionsgate. Un engouement qui relance la consommation du catalogue de l’artiste. Plusieurs albums et titres de la superstar enregistrent des progressions conséquentes en termes de streams et de ventes. Des performances à relativiser, qui s’avèrent amoindries par l’évolution du marché et du paysage de la musique.

Michael Jackson consolide son double-statut d’artiste solo le plus vendeur de tous les temps et d’artiste le plus populaire de l’histoire. L’artiste aurait vendu plus d’un milliard d’enregistrements (albums et singles confondus) d’après un communiqué de la Recording Industry Association of America (RIAA) et du Michael Jackson Estate datant de 2015. L’album “Thriller” est le plus grand succès de l’histoire au niveau mondial, avec plus de 100 millions de ventes.

Trois retours majeurs entre 2009 et 2014

Les albums de l’artiste ont continué de se vendre en physique et d’écoutés en streaming au cours des quinze dernières années. Le King of pop a fait plusieurs retours inédits dans l’histoire de la musique, bien après l’engouement planétaire durant les jours, semaines et mois ayant suivi son décès.

D’abord fin 2009, six mois après sa mort, avec le premier album posthume “Michael” (Epic / Sony Music), qui s’était écoulé à 220 000 exemplaires aux États-Unis en première semaine, 85 000 en Allemagne et 25 000 en France. L’année suivante, le film “This is it” – centré sur la tournée préparée par l’artiste – avait également relancé les ventes de ses albums mythiques. La soundtrack (bande originale) du film avait été #1 dans plusieurs pays, dont les US, l’Angleterre, la France, ou encore la Suède. Enfin, en 2014, Michael Jackson avait effectué un retour retentissant à l’échelle internationale avec le deuxième album comportant des titres inédits, “Xscape”, dont ‘Love never felt so good’ avec Justin Timberlake.

Retour fréquent de “Thriller

Au-delà des projets inédits, le catalogue de Michael Jackson reste parmi les plus plébiscités sur les marchés majeurs de la musique. L’artiste aux innombrables tubes et classiques revient désormais chaque année, à l’occasion d’Halloween, dans le haut des charts aux US et au Royaume-Uni avec le titre ‘Thriller’ sorti en 1982, qui avait émergé dans le top 10 à l’automne 2025. Sur Spotify, première plateforme de streaming au monde en termes d’abonnés payants et d’utilisateurs, ‘Thriller’ et ‘Billie Jean’ étaient respectivement aux 53ème et 55ème positions des titres les plus écoutés sur la semaine d’Halloween.

Le catalogue de Michael Jackson boosté par le succès du biopic

L’engouement autour du catalogue de la superstar est actuellement considérable, depuis la sortie au cinéma de “Michael”, premier biopic consacré à l’artiste couronné du titre “The most successful entertainer of all time” par le Guinness Book of World Records. Les millions de spectateurs, les posts sur les réseaux sociaux sur le film et sur l’artiste et sa famille, la campagne marketing, la couverture des médias, ont rapidement fait croître les écoutes de ses titres et les ventes ses albums.

Sur Spotify, ‘Thriller’ est le 6ème album le plus streamé dans le monde durant la semaine du 24-30 avril 2026, avec une progression de 36 places en une semaine et de 47 places en deux semaines. Michael Jackson est actuellement 7ème au classement des artistes les plus écoutés dans le monde durant la semaine précitée, sur la plateforme ayant récemment annoncé compter 761 millions d’utilisateurs dont 293 millions d’abonnés payants. L’album “Thriller” fait également un retour dans le top 10 du Billboard 200 (classement officiel des US), avec 42 000 ventes.

Toujours sur Spotify, plusieurs tubes de l’artiste ont fait leur retour dans le classement des 200 titres les plus écoutés sur Spotify, dont ‘Beat it’, ‘They don’t care about us’ et ‘Smooth Criminal’. ‘Billie Jean’ a atteint la 6ème place du classement mondial, avec un pic à 3.7 millions de streams en 24 heures lors du premier week-end suivant la sortie du biopic. Le catalogue des Jackson 5 a enregistré une hausse de 163% des écoutes avec 29 millions de streams entre les 24 et 30 avril, d’après Chartdata.

En France, deux albums parmi les 20 meilleures ventes de la semaine

Sur le marché français, la progression de Michael Jackson n’est pas visible dans les charts communiqués par le Snep, mais les ventes des albums ont effectivement augmenté. Il convient de préciser que les albums relevant du back catalogue, c’est-à dire sortis depuis plus de trois ans, ne sont pas intégrés au top albums France tel que communiqué par le Snep, fédération des majors détenant l’exclusivité des charts en France. Ce qui explique l’absence des albums mythiques de Michael Jackson – en particulier “Thriller”, “Bad” et “Dangerous” – dans le top albums France malgré des ventes non des moindres, et leur présence uniquement dans le classement dédié au back catalogue (sorties de plus de 3 ans). Si le top albums France était fusionné entre nouveautés et back catalogue, Michael Jackson compterait deux albums au sein des vingt premières places, “Thriller” et “Bad”.

Un succès en régression, en raison de l’évolution du marché et de la concurrence

La soundtrack du biopic a atteint la 4ème place au Royaume-Uni, la 4ème aux États-Unis, la 6ème position en Allemagne, la première en France, ou encore la 3ème en Nouvelle-Zélande. Une performance relative qui n’est pas une surprise, la bande originale étant une compilation de titres de divers albums, sans aucun inédit.

L’album extrait du film ainsi que les autres albums mythiques de Michael Jackson ont aussi enregistré des nombres de ventes modestes sur les principaux marchés de la musique en raison de sorties importantes sur les marchés américain et britannique, lors de la sortie du film en salles, en plus des succès en cours des têtes d’affiche des pays anglo-saxons et latino-américains sur leurs marchés respectifs, qui captent l’engouement et la consommation. En France, seul marché où la soundtrack atteint la première place, il n’y a pas eu de sorties majeures d’artistes français ou francophones. Et les sorties importantes d’artistes américains (Noah Kahan, Ella Langley, Foo Fighters) n’ont sans surprise pas réalisé de bons démarrages.

Le succès de la bande originale du biopic de Michael Jackson s’avère également en-deçà de celui de celle de “This is it” (2010) qui avait atteint la première place aux US, au Japon, en France, la deuxième en Australie, et la troisième au Royaume-Uni, en Allemagne et en Irlande. Et ce en raison d’un paysage de la musique et de l’entertainment drastiquement différent, avec des audiences plus éclatées entre de nombreuses superstars, les têtes d’affiche de divers genres, les réseaux sociaux, ou encore la prééminence des artistes asiatiques et latino-américains sur leurs marchés respectifs, qui se sont considérablement développés ces dix dernières années.

Nonobstant les circonstances, les performances de Michael Jackson à l’échelle internationale et sur le long terme restent indéniablement exceptionnelles dans l’histoire de la musique.

FALLY IPUPA AU STADE DE FRANCE, UN ABOUTISSEMENT ET UNE CONSÉCRATION POUR LA PERCÉE DE LA MUSIQUE AFRO DANS LES PLUS GRANDES SALLES DE CONCERT​​​​​​​​​​​​​​​​

L’histoire de la musique en France a plusieurs fois été marquée et rythmée par des artistes noirs, originaires de pays africains et des antilles, en plus des artistes afro-américains. Ils sont quelques-uns à avoir réalisé des accomplissements et performances relevant de l’exceptionnel, parfois avant même les artistes locaux et internationaux. En devenant le premier artiste africain à avec deux concerts au Stade de France – actuellement le plus important lieu de concerts sur le territoire français avec une capacité entre 80 000 et 100 000 spectateurs – Fally Ipupa symbolise un aboutissement et une consécration pour la musique afro dans le live music business en France. 55 ans après que le premier artiste africain ait foulé la prestigieuse et mythique scène de l’Olympia, Tabu Ley Rochereau.

Depuis les premiers concerts au Stade de France – en 1998 avec The Rolling Stones puis Johnny Hallyday – rares sont ceux qui misaient sur la capacité des artistes noirs à s’y produire. Le lieu, impressionnant par sa taille et mythique par son histoire, a toujours symbolisé une consécration pour les artistes. Il représente jusqu’à présent une frontière entre les superstars et les têtes d’affiche. Johnny Hallyday y a donné des concerts légendaires (produits par Jean-Claude Camus) dès 1998, qui avaient assuré la relance de sa carrière, notamment avec son interprétation mythique du titre ‘Allumer le feu’, écrit par Zazie la veille (et composé par Pascal Obispo).

Une histoire commencée par Kassav, premier groupe français au Stade de France en 2009

Et pourtant, si Hallyday est le premier artiste français solo au Stade de France, le premier groupe français à être monté sur cette scène n’est pas affilié au rock, à la pop ou la variété. En vérité, le premier groupe français à s’être produit au Stade de France est Kassav, en mai 2009. Soit un an avant Indochine. Le collectif d’artistes et musiciens, originaires de Guadeloupe et Martinique et inventeurs du zouk, a donc laissé les premières empreintes de la “black music” au sein du premier lieu pour les concerts en France en termes de capacité. Kassav a même précédé Mylene Farmer, première artiste féminine au Stade de France en septembre 2009.

Fally Ipupa, premier artiste africain à se produire deux fois au Stade de France

Avec deux performances consécutives les 2 et 3 mai 2026 – une première pour un artiste africain – Fally Ipupa relève la barre et repousse les limites. Les deux concerts ont rassemblé 110 000 spectateurs, 45 000 le vendredi et 65 000 le dimanche, d’après les données confirmées à MUSICBIZ par Gérard Drouot Productions. L’artiste congolais confirme que certains artistes de musique afro font indéniablement partie des artistes les plus populaires en France. En 2023, il était devenu le deuxième artiste africain sur la scène de La Défense Arena, plus grande salle de concert en Europe avec 40 000 spectateurs, après la superstar Burna Boy, et le premier artiste africain francophone, un an et demi avant Gims. 110 000 spectateurs étaient présents aux deux concerts de Fally Ipupa au Stade de France, produits par la société Gérard Drouot Productions.

Fally Ipupa montre une fois pour toutes que l’objectif de vendre plus de 100 000 billets sur deux concerts n’est plus hors de portée pour les artistes africains et antillais. Si tant est qu’il l’a déjà été, vu la popularité de Koffi Olomidé dans les années 90 et 2000, de Kassav et de Magic System entre 2000 et 2010, ou de Kalash entre 2017 et 2019.

La progression de la musique africaine pour attirer plusieurs dizaines de milliers de spectateurs sur un seul concert est considérable. Il y a quinze ans, les musiques africaines avaient rassemblé entre 50 et 70 000 spectateurs au Stade de France pour la première fois, mises à l’honneur lors de “La nuit africaine” avec Manu Dibango, Alpha Blondy, Salif Keita et Fally Ipupa entre autres.

Gims, premier artiste africain au Stade de France en 2019

Mais l’artiste de rumba congolaise, érigé au rang de superstar dans les pays de l’afrique francophone, n’est cependant pas le premier africain – ni même le premier congolais – à fouler la scène du Stade de France, contrairement à diverses déclarations sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Gims, originaire du Congo dont il a la nationalité et même le passeport diplomatique, a été le premier artiste africain à performer au Stade de France, en 2019. Six ans avant Burna Boy, superstar de l’afrobeat originaire du Nigeria, étant d’ailleurs le premier artiste de musique africaine à monter sur la plus grande scène de France avant Fally Ipupa. Gims faisant du rap français, de la pop et de la variété, est à compter comme un artiste africain, mais pas en tant qu’artiste affilié à la musique africaine.

Fally Ipupa est donc le 3ème artiste africain, mais pour autant bien le seul artiste africain avec deux concerts au Stade de France à son actif, une performance historique. Rien de moins qu’un accomplissement pour l’artiste de rumba congolaise, qui célèbre cette année ses vingt ans de carrière, quinze ans après ses premiers concerts au Zénith de Paris, salle de 6 800 places. Et ce n’est pas le dernier.

Bientôt le 1er artiste francophone à l’O2 Arena de London

En octobre 2026, Fally Ipupa donnera une dimension encore plus internationale à la rumba congolaise et à la musique africaine interprétée en français. Il sera le premier artiste africain francophone à se produire dans l’enceinte de l’O2 Arena de London, plus grande salle de concert de la capitale britannique avec une capacité 20 000 spectateurs, et troisième salle au Royaume-Uni après les Co-Op live et AO Arena situées à Manchester. Un accomplissement qui d’ailleurs n’a jamais été réalisé par un artiste français, tous genres confondus. Céline Dion est l’unique artiste francophone à être montée sur la scène de l’O2 Arena.

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