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Résultats Universal Music et action UMG en bourse ; Finalistes Mercury Prize ; Stratégie Believe ; Audiences radios musicales (1) (1) (1)
L'actualité du music business
MUSIQUE, BUSINESS, ÉCONOMIE.
Articles publiés plus tôt cette semaine
Spotify passe la barre des 300 millions d’abonnés payants, les revenus du streaming premium en hausse de 15% au 2ème trimestre 2026 🔗 lien
Les concerts produits par Live Nation ont généré 9.2 milliards de dollars de chiffre d’affaires au premier semestre 2026, 800 millions de plus en un an 🔗 lien
Aya Nakamura et La Rvfleuze obtiennent le single de diamant le plus rapide de l’année 2026 avec ‘Sexy nana’, en 3 mois 🔗 lien
WARNER MUSIC : 1.8 MILLIARD DE DOLLARS DE CHIFFRE D’AFFAIRES AU 2ÈME TRIMESTRE, LE STREAMING PREMIUM EN HAUSSE DE 11%
Les résultats de Warner Music relatifs au 2ème trimestre 2026 et aux trois premiers trimestres de son année fiscale sont marqués par une nette croissance de son chiffre d’affaires, portée une fois encore par la dynamique du streaming premium avec la hausse des prix et des souscriptions d’abonnement. WMG communique également des indicateurs en forte augmentation sur le plan de la rentabilité, avec un résultat opérationnel en hausse de 80% au 2ème trimestre. Les réactions des investisseurs ont néanmoins été contrastées, l’action de l’entreprise n’étant pas repartie à la hausse, alors qu’elle affiche une baisse de 15% sur un an. Bruno Mars, Don Toliver, Madonna, Sombr et Alex Warren sont les artistes en deal avec Warner Music ayant réalisé les meilleures ventes entre avril et juin.
Les résultats de Warner Music relatifs au 2ème trimestre 2026, correspondant au 3ème trimestre de son année fiscale, indiquent un chiffre d’affaires d’1.86 milliard de dollars (1.63 milliard d’euros), avec une croissance de 9% en devises constantes. Les revenus sont supérieurs de 175 millions $ à ceux de l’année précédente (+10%).
“WMG a atteint voire dépassé ses objectifs sur cinq trimestres consécutifs, démontrant la robustesse de notre stratégie, et la dynamique de notre business. Nos performances – portées par la croissance robuste des abonnements streaming, le gain de parts de marché et une gestion rigoureuse sur le plan opérationnel – mettent en exergue notre capacité à faire prospérer la création tout en déployant la tech et l’AI pour accroître la rentabilité sur le long terme” a déclaré Robert Kyncl, CEO de Warner Music Group.
Un impact négatif de deux points sur la croissance du segment “musique enregistrée”
Dans le secteur de la musique enregistrée, regroupant donc les activités des labels et filiales dédiées aux services aux artistes, le chiffre d’affaires de Warner Music atteint 1.48 milliard de dollars, soit 1.30 milliard d’euros, avec une hausse de 9% à taux de change constant. Les résultats de la major basée à New York précisent que la croissance du chiffre d’affaires par rapport à l’année précédente a été pénalisée à deux niveaux. D’abord parce que l’entreprise avait encaissé l’an dernier 16 millions $ suite à des accords relatifs à des atteintes au copyright. Et également en raison de la fin de l’accord de distribution avec BMG, qui a entrainé un manque à gagner de 10 millions de dollars. Il est précisé dans les résultats que la hausse du chiffre d’affaires sur la musique enregistrée aurait été de 11% en devises constantes, au lieu de 9%, si elle n’avait pas été impactée par les deux facteurs précités.
Le digital a comme toujours été le principal moteur de la croissance des revenus, générant 87 M$ de plus, et passant la barre du milliard de dollars (1.01 Md$, 886M€) avec une augmentation de 8% en devises constantes. Sur le streaming, les recettes en provenance des abonnements ont progressé de 11% en un an (taux de change constant), tandis que celles issues de la publicité affichent une hausse de 8%.
Les ventes physiques sont également en progression (+18 M$), avec 137 millions $ encaissés. Les services aux artistes et les droits dérivés (merchandising, concerts…) ont généré 224 millions de dollars au 2ème trimestre (contre 195 M$ en 2025). Mais sur les trois premiers trimestres de l’exercice fiscal de WMG, ils sont en baisse de 15 millions (508 M$).
Sur l’édition, 75 millions $ de plus générés par le digital sur les trois premiers trimestres de l’année fiscale
Dans le business de l’édition, les revenus de Warner Music au 2ème trimestre atteignent 377 millions de dollars (331 millions d’euros) sous l’effet d’une hausse de 11% en devises constantes. Sur les trois premiers trimestres de l’année fiscale, la barre du milliard de dollars a été franchie, avec 123 millions $ de plus encaissés par rapport à l’année précédente.
À l’instar du segment “musique enregistrée”, la croissance est principalement portée par le digital qui a rapporté 235 M$ au 2ème trimestre (31 millions $ de plus sur un an), et 75 millions $ de plus sur les trois premiers trimestres (674 M$). La totalité des autres segments (droits d’exécution publique, synchronisation…) ont progressé au 2ème trimestre, de même que sur les trois premiers trimestres de l’année fiscale.
Forte croissance du résultat opérationnel
Les indicateurs relatifs à la rentabilité de Warner Music sont en nette croissance, autant pour le 2ème trimestre 2026 que pour les trois premiers trimestre de son année fiscale. Le résultat opérationnel a bondi de 80% au cours du 2ème trimestre, atteignant 305 millions de dollars (268 millions d’euros), et de 56% sur les neufs premiers mois. Quant à l’indice OIBDA ajusté, il s’élève à 433 millions de dollars soit 380 millions d’euros sur le 2ème trimestre (+16%), dont 377 M$ sur la musique enregistrée (+17%), tandis qu’il atteint 1.29 milliard $ (1.13 Md€) sur les neuf premiers mois de l’exercice fiscal de l’entreprise (+24%). La marge ajustée relative au 2ème trimestre s’élève à 23.2%, et a pris 1 point par rapport à l’année précédente.
La réaction des investisseurs a été contrastée à la lecture des résultats de Warner Music publiés le 5 août, étant donné l’évolution du cours de l’entreprise cotée au Nasdaq. L’action WMG était à 26.00$ le 5 août lors de la clôture, et a continué d’osciller autour de 26 dollars le 6 et le 7 août (-5% par rapport à la séance précédente).
Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ
AI : LES CHARTS OFFICIELS ADOPTENT DE NOUVELLES CONDITIONS POUR GARANTIR LEUR FIABILITÉ, L’ÉQUITÉ ENTRE LES ARTISTES ET POUR PRÉSERVER LES INTÉRÊTS DES LABELS
Face aux succès de plus en plus conséquents de chansons essentiellement générées via les plateformes AI, les leaders de l’industrie de la musique s’organisent pour préserver et endiguer les charts. De nouvelles règles relatives aux classements officiels sont actuellement déployées par l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI), organisation représentant entre autres les trois majors au niveau international. Ces mesures visent à garantir que les charts restent fiables et éthiques, et à entraver les distorsions de concurrence potentielles à l’égard des artistes. Il est également question de s’assurer que les charts continuent de servir les intérêts des labels et des majors au niveau business comme politique. Un durcissement des règles qui intervient, de surcroît, après que plusieurs titres générés par des “AI Artists” ont surpassé en nombre de streams les morceaux d’artistes classiques, et alors que de plus en plus d’avatars leur font désormais concurrence sur les social media et les plateformes de streaming.
La guerre entre les leaders de l’industrie de la musique et les acteurs de l’ “AI music” se livre sur tous les terrains. Au niveau réglementaire d’abord, avec des politiques de régulation progressivement adoptées à destination des plateformes AI. Au niveau judiciaire aussi, du fait des multiples procédures entamées notamment par des labels et éditeurs. Et bien sûr, sur les marchés du streaming et plus globalement de l’attention, avec les social media, principales portes d’accès aux audiences, aux fans et superfans.
Xania Monet, une des premières “AI artists” à émerger dans les charts aux US
Plusieurs artistes et groupes créés via des outils et plateformes AI ont récemment émergé sur Instagram et TikTok, captant l’attention de plusieurs dizaines voire centaines de milliers de personnes bien réelles. Beaucoup assument être fans de ces “AI artists“, et revendiquent même préférer leurs musiques à celles des artistes classiques. Aux Etats-Unis, Xania Monet (avatar créé par l’artiste R&B Telisha Jones qui revendique en écrire les textes) a été une des premières “AI artists” à pénétrer les charts Billboard. En l’occurrence, le “R&B Digital Songs Sales” où elle a démarré à la première place avec ‘How was I supposed to know ?’ fin 2025, le “Adult R&B Airplay” où elle a atteint la 30ème place, ainsi que le “Hot Gospel Songs” avec ‘Let go, let God’, parvenu en 3ème position. Trois titres de Xania Monet ont dépassé les 10 millions de streams sur Spotify, tandis qu’elle compte plus de 500 000 abonnés sur TikTok et plus de 200 000 followers sur Instagram.
Willylancien, un AI artist parmi les révélations 2026 en France
Sur le marché français, Willylancien est le premier “AI artist” à rencontrer un franc succès. Plus globalement, il est même indéniablement le premier AI artist parmi les révélations du moment. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Willylancien totalise près de 50 millions de vues sur YouTube, et ses titres ‘Magique’ et ‘Tempête’ affichent respectivement 20 millions et 13 millions d’écoutes sur Spotify. Des titres qui n’ont en revanche pas été éligibles aux classements officiels – réalisés en France par le Snep et Official Charts pour le compte de la SCPP, un des deux organismes en charge des droits des producteurs.
Une exclusion qui n’a malgré tout pas entravé la percée de Willylancien, validé par Booba, qui a repris la topline du refrain de son titre ‘Tempête’ dans son dernier album, ou encore par l’artiste Soolking, invité sur son nouveau titre ‘Cogite’, totalisant déjà 2.8 millions de vues sur YouTube en un mois. Il bénéficie d’un réel engouement sur Instagram et X. Willylancien est par ailleurs devenu en avril dernier le premier AI artist à rentrer dans la playlist d’une radio au sein de la zone francophone, avec ‘Magique’, diffusé sur les radios Skyrock Alger et Skyrock Casablanca.
Absence de transparence des AI artists
En parallèle de leur présence sur les social media – avec des stratégies parfois mieux maîtrisées que les artistes traditionnels comme dans le cas de Willylancien – les AI artists ont donc pris d’assaut les plateformes de streaming, avec des titres totalisant plusieurs dizaines de millions de streams en quelques mois. Or, la plupart des “créateurs” et producteurs de ces avatars ne sont pas réellement transparents sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la génération des morceaux. Dans le cas de Willylancien, ou de Paqueta dont le morceau ‘Besoin d’air’ affiche 4.7 millions d’écoutes sur YouTube et 5 millions sur Spotify en trois mois, on ne connait par exemple pas clairement le degré d’utilisation de l’AI. Et l’on ne sait pas si l’usage de l’intelligence artificielle a été éthique, sans atteinte au droit d’auteur, et sans entrainement avec les catalogues d’artistes français et francophones 100% réels et originaux.
Les charts, un enjeu majeur pour le business et la politique
C’est donc de prime abord pour préserver la fiabilité et la crédibilité des charts que les leaders de l’industrie de la musique optent pour de nouvelles règles appréhendant l’intelligence artificielle. Mais en même temps, pour préserver les places de leurs artistes dans les classements, et donc défendre les parts de marchés des labels et en particulier des majors. Parce qu’en réalité, les classements de la musique ont des objectifs officiels et officieux.
Au niveau business, il s’agit d’assurer le tracking de la consommation des nouvelles sorties, des sorties récentes et du back catalogue. Les charts sont également un outil de marketing et de communication pour les artistes et leurs labels. Les ventes des albums, les streams des morceaux et les certifications sont mises en avant face au public, aux médias, aux artistes concurrents, ou encore aux marques et aux évènements prestigieux pour garantir le succès des artistes, et bien sûr provoquer un effet d’entrainement pour élargir leurs publics et audiences.
Mais en parallèle – et seuls les insiders le savent – les charts permettent de valoriser la consommation et la popularité de la musique et les performances des artistes auprès des décideurs politiques. Et ce, dans l’optique de défendre les intérêts des labels sur le plan réglementaire, et plus globalement d’inciter ou de préserver des politiques favorables au music business.
Licéité, éthique, originalité, respect du droit d’auteur
Six règles ont été définies par les membres de l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI), pour conditionner l’éligibilité des chansons et des albums utilisant de l’intelligence artificielle dans les classements officiels. Ils sont axés sur les principes de la licéité, l’éthique, l’originalité, le respect du droit d’auteur et des droits voisins, et la transparence.
Concrètement, les oeuvres doivent être créées en majeure partie par des humains. L’utilisation de plateformes et outils AI doit être signalée aux auditeurs sur les plateformes de streaming. Les plateformes et outils AI employés ne peuvent qu’être autorisées et licites. Les enregistrements ne doivent pas faire l’objet de fraude (achat de streams) ou susciter la manipulation du public, en poursuivant un objectif de capter l’audience d’artistes massivement écoutés, en s’appropriant leur identité artistique, leur voix, leurs textes, leurs mélodies. Pour être éligibles aux charts officiels, les morceaux créés avec de l’intelligence artificielle doivent impérativement respecter le droit d’auteur et les droits voisins. Et enfin, les enregistrements ne peuvent enfreindre les conditions d’utilisation des plateformes AI.
IFPI a précisé que les nouvelles règles annoncées le 30 juillet entraient d’office en vigueur pour les onze classements réalisés directement par l’organisation, tels que ceux des zones de l’Asie du sud-est, du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord, de l’Afrique du Sud ainsi que de l’Amérique Latine dont le Brésil et le Mexique. Les règles seront en parallèle adoptées par au moins 24 organisations membres d’IFPI possédant leurs classements officiels, dont l’Allemagne, la Corée du sud, la France ou encore l’Australie.
Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ
SPOTIFY PASSE LA BARRE DES 300 MILLIONS D’ABONNÉS PAYANTS, LES REVENUS DU STREAMING PREMIUM EN HAUSSE DE 15% AU 2ÈME TRIMESTRE 2026
La plateforme de streaming leader dans le monde envoie un message clair à ses partenaires du music business ainsi qu’aux investisseurs, deux mois après la 3ème édition de son Investor Day à New York. Les fans et consommateurs sont enclins à payer pour une expérience ultra-riche sur Spotify, ils sont toujours plus nombreux, et ils paient leurs abonnements toujours plus cher. Les résultats publiés le 4 août montrent des performances au-delà des prévisions sur le plan des abonnés payants et de la rentabilité, avec des objectifs atteints sur le plan des revenus. Des indicateurs qui confirment l’attractivité et la prospérité de Spotify, première source de revenus de l’industrie de la musique. Et ce, à un moment où la plateforme réduit précisément sa dépendance à l’égard de la musique et en particulier des artistes et catalogues les plus populaires, avec une offre toujours élargie aux contenus audio et vidéo (audiobooks, podcast).
Spotify compte à présent 300 millions d’abonnés payants dans le monde, comme anticipé par MUSICBIZ. 7 millions de souscriptions aux abonnements premium ont été enregistrées au cours du 2ème trimestre 2026, pour une progression totale de 24 millions d’abonnés payants sur un an (+9%). La plateforme a néanmoins gagné moins d’abonnés qu’en 2025 (+8 millions au 2ème trimestre), mais surpasse tout de même ses prévisions, fixées à 299 millions d’abonnés payants soit 1 million de moins.
Globalement, le leader mondial sur le marché du streaming revendique 777 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde, un chiffre inférieur d’1 million à ses prévisions. 16 millions d’utilisateurs ont été séduits entre avril et juin, sur les 81 millions attirés sur un an (+12%). La plateforme est plébiscitée par 494 millions de titulaires de comptes “gratuits” (financés par la publicité), un nombre en hausse de 14% sur un an soit 61 millions. 11 millions de nouveaux utilisateurs ont rejoint Spotify au 2ème trimestre pour écouter “gratuitement” de la musique et d’autres contenus. “Nous avons atteint une échelle que peu d’entreprises dans l’histoire ont connue, avec une activité saine, portée par une croissance, et des opportunités que nous sommes les seuls à être en mesure de saisir. Spotify accompagne les utilisateurs tout au long de leur journée. À notre échelle, une telle présence est rare…” souligne Alex Norström, Co-CEO de Spotify.
Progression sur les marchés de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Afrique
Sur le plan géographique, Spotify continue de réduire sa dépendance aux marchés européens et nord-américains, autant sur le plan des abonnés payants que des utilisateurs “gratuits”. Au niveau du premium, les parts respectives des marchés de l’Amérique latine (24%) et de la zone “reste du monde” (15%), qui inclut donc l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique, ont chacune progressé d’un point en un an et de trois points en trois ans. En parallèle, les parts des marchés de l’Europe (36%, -1 point sur un an) et de l’Amérique du nord (25%, stable) ont reculé de trois points entre 2023 et 2026. La part des titulaires de comptes financés par la publicité situés hors des marchés européens, nord-américains et latino-américains a pris sept points en trois ans, avec une progression d’un point entre 2025 et 2026, contre trois points chaque année entre 2023 et 2025.
Le revenu moyen par utilisateur en hausse de 7% grâce aux augmentations des abonnements
Concernant le volet financier, le chiffre d’affaires global de Spotify au 2ème trimestre 2026 est de 4.78 milliards d’euros, avec une hausse de 14% sur un an, tandis que la progression s’élève à 244 millions entre les premier et deuxième trimestres. L’entreprise précise que la croissance a bien sûr été favorisée par les souscriptions d’abonnements, ainsi que par les augmentations de prix.
Les abonnements premium ont généré 4.33 milliards d’euros entre avril et juin, dont 183 millions de plus qu’au premier trimestre, tandis que la progression s’établit à 15% sur un an (+578 millions d’euros). L’indicateur Average Revenue Per User (revenu moyen par utilisateur) s’élève à 4.89 euros sur le segment premium, avec une hausse de 7.4% sur un an en euros constants, portée par les augmentations des abonnements premium.
Retour à la croissance de la publicité
Les revenus en provenance des annonceurs (publicité) sont de retour à la hausse après une baisse de 130 millions d’euros au premier trimestre. Spotify a encaissé 446 millions d’euros au 2ème trimestre (+1% sur un an), 61 millions de plus qu’au trimestre précédent. Les résultats précisent que la dynamique de la publicité sur la musique a été favorisée par de meilleures ventes sur le plan des audiences, malgré des prix moins élevés.
Une prévision de +5 millions d’abonnés au 3ème trimestre
Spotify surpasse également ses prévisions sur le plan de la rentabilité, avec un résultat opérationnel de 655 millions d’euros au 2ème trimestre, qui bondit de 61% sur un an (+250 M€). La marge opérationnelle est de 13.7% (contre 9.7% en 2025). L’entreprise communique une marge brute de 33.4% (contre 31.5% en 2025), confortée par la hausse du chiffre d’affaires sur le premium.
Au 3ème trimestre 2026, la plateforme prévoit de gagner 5 millions d’abonnés payants sur un total de 11 millions d’utilisateurs, et de franchir le seuil des 5.0 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit une hausse de 223 millions d’euros sur un trimestre. Ce serait alors la première fois que les revenus de Spotify passeraient la barre des 5 milliards d’euros sur un seul trimestre, vingt ans après sa création.
Dans les heures qui ont suivi la publication des résultats, l’action en bourse de Spotify (486$ à la clôture du NYSE le 3 août, 466$ à l’ouverture le 4 août) a atteint jusqu’à 500 dollars, avant de descendre autour des 480 dollars.
Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ
LES CONCERTS PRODUITS PAR LIVE NATION ONT GÉNÉRÉ 9.2 MILLIARDS DE DOLLARS DE CHIFFRE D’AFFAIRES AU PREMIER SEMESTRE 2026, 800 MILLIONS DE PLUS EN UN AN
Première entreprise du music business à l’échelle mondiale en termes de chiffre d’affaires, Live Nation confirme sa dynamique du début d’année avec une croissance globale meilleure qu’en 2025, d’après les résultats communiqués le 30 juillet. Les concerts produits par la multinationale implantée dans une cinquantaine de pays continuent d’attirer toujours plus de spectateurs, tandis que le total de billets vendus via Ticketmaster est également au plus haut. Au niveau de la rentabilité, Live Nation publie un résultat opérationnel ajusté en hausse, malgré un rythme freiné par la contre-performance du segment des concerts. Le détail des résultats de l’entreprise montre néanmoins un résultat opérationnel consolidé en chute de 75% sur les six premiers mois, impacté par les dépenses liées à des procédures judiciaires engagées en début d’année.
Le chiffre d’affaires global de Live Nation au premier semestre 2026 a progressé de 8% à taux de change constant, atteignant 11.4 milliards de dollars soit 10.0 milliards d’euros. Globalement, les revenus sont supérieurs d’1.1 milliard $ à l’année précédente, avec une croissance en données publiées de 10%, meilleure qu’en 2025 (+6%). “Le nombre d’artistes en tournée est plus haut que jamais, et les fans continuent de vouloir être avec eux dans les salles de concert, avec à la clé le nombre de billets le plus élevé de notre histoire. Rien de tout cela n’arriverait sans les artistes: ce sont eux qui créent ces moments et nous sommes très reconnaissants envers tous les artistes et toutes les équipes qui nous font confiance” a déclaré Michael Rapino, President & CEO de Live Nation Entertainment.
La production et l’organisation de concerts ont généré 9.2 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année (8 Md€), 789 millions de plus qu’en 2025, avec une hausse de 8% (taux de change constant). Au cours du 2ème trimestre, 49 millions de spectateurs ont assisté aux concerts produits par Live Nation, 5 millions de plus que l’an dernier (+10%). La fréquentation des stades, arenas et festivals a augmenté de 20% sur la même période dans les marchés internationaux (hors US). Et sur l’ensemble de l’année, le promoteur prévoit une hausse de la fréquentation globale de l’ordre de 10%, tandis que dans les salles détenues ou exploitées par Live Nation, 75 millions de spectateurs sont attendus.
90 millions de billets vendus via Ticketmaster au 2ème trimestre
Sur le segment de la billetterie, les revenus encaissés via Ticketmaster ont bondi de 10% à taux de change constant au premier semestre, atteignant 1.62 milliard de dollars soit 1.42 milliard d’euros. 90 millions de billets ont été vendus via Ticketmaster entre avril et juin, avec une hausse de 8% principalement favorisée par les concerts. Les revenus en provenance des sponsors et annonceurs (641.6 millions $) affichent également une croissance à deux chiffres (+12% à taux constant).
Baisse du résultat opérationnel ajusté des concerts
Sur le plan de la rentabilité, la croissance est également au rendez-vous avec un résultat opérationnel ajusté d’1.18 milliard de dollars au premier semestre 2026 (+2% à taux de change constant), soit 1 milliard d’euros, supérieur de 48 millions $ à 2025 (+4%). Comme toujours, Live Nation réalise la moitié de son résultat opérationnel ajusté sur la billetterie (586.6 millions de dollars, +5%).
Le détail des résultats financiers indique cependant que le résultat opérationnel ajusté a été impacté par le segment des concerts. Après avoir surpassé le sponsoring en 2025, les concerts ont marqué un coup d’arrêt lors des six premiers mois 2026 avec un résultat opérationnel ajusté de 312 millions de dollars (365 M$ en 2025), en recul de 13% à taux de change constant. L’entreprise précise néanmoins s’attendre à un rééquilibrage au niveau du résultat opérationnel ajusté des concerts au cours du second semestre, avec une hausse d’au moins 10% sur l’ensemble de l’année.
Le bémol des résultats de Live Nation porte sur la chute de 75% de son résultat opérationnel consolidé – indicateur incluant toutes les dépenses opérationnelles et d’autres charges exceptionnelles contrairement au résultat opérationnel ajusté – passé de 601 à 151 millions de dollars. En cause, des dépenses exceptionnelles de l’ordre de 450 millions de dollars liées aux frais de procédures ciblant notamment Ticketmaster, lors du premier trimestre. Au 2ème trimestre, le résultat opérationnel consolidé a progressé de 5% à taux de change constant, atteignant 521 millions de dollars.
Les tournées de Bad Bunny, BTS, Lady Gaga, Harry Styles et The Weeknd sont parmi les principales produites par Live Nation Entertainment ayant lieu au cours des six premiers mois de l’année.
Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ
AYA NAKAMURA ET LA RVFLEUZE OBTIENNENT LE SINGLE DE DIAMANT LE PLUS RAPIDE DE L’ANNÉE 2026 AVEC ‘SEXY NANA’, EN 3 MOIS
L’année 2026 est une des plus importantes de la carrière d’Aya Nakamura, avec trois concerts historiques au Stade de France, mais également un retour aux premières places dans les charts. Six mois après le succès mitigé de son dernier album “Destinée” (Warner Music France), l’artiste et productrice a contre vents et marées retrouvé la combinaison gagnante pour le succès, avec ‘Sexy nana’, en feat. avec le rappeur La Rvfleuze.
Aya Nakamura réalise avec son dernier hit une double performance sur le marché français. Elle est l’artiste qui obtient la certification diamant (50 millions d’équivalents streams) la plus rapide pour un morceau sorti en 2026, en moins de trois mois, plus exactement en 84 jours. La superstar détrône PLK et son morceau ‘Pocahontas’ (Panenka / Wagram), certifié diamant par le Snep mi-juin, un peu plus trois mois (96 jours) après sa sortie.
Et aussi, Aya Nakamura est également la seule artiste féminine avec une certification diamant pour un morceau sorti en 2026. Theodora, invitée par Gims sur le titre ‘Spa’, est la seule autre artiste féminine présente sur une chanson sortie cette année.
Au niveau des titres en solo des artistes féminines, la britannique Raye est la seule en 2026 avec une certification diamant pour un morceau, avec ‘Where is my husband’ (Human Re-sources / The Orchard), certifié sept mois après sa sortie.
Avec ‘Sexy nana’, Aya Nakamura obtient la certification diamant la plus rapide de sa carrière, faisant mieux que son premier tube en solo ‘Djadja’ (5 mois), ‘Jolie nana’ (un peu moins de 4 mois), et ‘40%’ (un peu moins de 7 mois). Ses dernières certifications diamant (50 millions de streams), pour ‘Baddies’ et ‘Avec classe’ avaient été décrochées en un peu d’un an pour l’une et en dix mois pour l’autre. Le dernier hit d’Aya Nakamura en solo certifié diamant remonte à 2023 (‘Baby’), de même que son dernier album double platine (200 000 ventes). Son dernier album, dont les ventes ont été relancées par une réédition sortie début juin juste après ses concerts au Stade de France, a été certifié platine (100 000 ventes) par le Snep la même semaine.







