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Résultats Universal Music et action UMG en bourse ; Finalistes Mercury Prize ; Stratégie Believe ; Audiences radios musicales (1)
L'actualité du music business
MUSIQUE, BUSINESS, ÉCONOMIE.
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AI ACT : LA MUSIQUE GÉNÉRÉE PAR INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DOIT DÉSORMAIS ÊTRE TRAÇABLE ET LABELLISÉE POUR LES CONSOMMATEURS EUROPÉENS
La régulation de l’intelligence artificielle dans le music business monte d’un cran au sein de l’Union Européenne, avec l’entrée en vigueur de certaines mesures de l’ “AI Act” à compter du 2 août 2026. Le Règlement européen introduit une obligation de transparence à l’égard des consommateurs de musique, quant aux chansons et vidéos ayant été générées via une intelligence artificielle.
La musique générée par les outils et plateformes AI doit désormais être signalée comme telle par les développeurs et les entreprises qui les déploient. C’est une disposition issue du Règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act), qui entre en application à partir du 2 août. Une mesure qui, au-delà de la politique de l’Union Européenne visant à réguler l’innovation technologique, vient garantir la traçabilité technique des chansons et vidéos générées via les plateformes AI à l’instar de Suno, Udio, ou encore Runway et Sora.
Cette réglementation vise à garantir la fiabilité de l’offre de contenus à disposition des consommateurs, et à contraindre les développeurs et exploitants d’outils et de solutions AI à se conformer à la réglementation au sein de l’Union Européenne. Et notamment avec le droit d’auteur et les droits voisins, au coeur du modèle économique des créateurs, éditeurs et producteurs de musique. “Les fournisseurs de modèles IA doivent mettre en place une politique pour respecter le droit européen sur le droit d’auteur et les droits voisins, en particulier pour identifier et se conformer aux réserves de droits exprimées par les ayants droit. Tout fournisseur mettant un modèle IA sur le marché européen doit se conformer à cette obligation, indépendamment de la juridiction dans laquelle a eu lieu l’entrainement des modèles IA” stipule le texte adopté par le Parlement Européen en mars 2024.
Obligations des développeurs et exploitants
Plusieurs obligations découlent de l’AI Act. De prime abord, les développeurs des outils et solutions AI sont tenus de se doter d’une politique visant à se conformer au droit d’auteur et aux droits voisins. En parallèle, à compter du 2 août ils doivent apposer une empreinte aux contenus audio et vidéo générés par une intelligence artificielle, dans un format lisible pour être reconnu.
Mais pour que la transparence soit pleinement effective, les plateformes de streaming devront également labelliser les chansons ayant été générées par de l’intelligence artificielle. Une condition sine qua non afin que ceux qui écoutent les chansons en question ou regardent les vidéos soient informés qu’ils ont été générés via de l’IA. Plusieurs services d’écoute de musique ont d’ailleurs récemment communiqué sur leur politique à l’égard de l’intelligence artificielle, à l’instar de Tidal qui a annoncé un label et la démonétisation. Deezer a lancé un “AI music detector” pour les playlists de toutes les plateformes, outre sa démarche de signaler les morceaux générés par AI à ses utilisateurs et abonnés.
Google, OpenAI et Meta, engagés pour la transparence
La Commission Européenne estime que ces mesures sont nécessaires pour la bonne information des européens quant aux contenus auxquels ils ont accès sur les plateformes et qu’ils consomment. Les obligations sont formalisées dans un “Code de bonnes pratiques de transparence sur les contenus générés par intelligence artificielle”, que les signataires s’engagent à respecter.
190 entreprises ont signé le Code au 31 juillet 2026, dont Google, développeur du modèle de génération de musiques Lyria, OpenAI (Sora, ChatGPT), Meta (AudioCraft), ainsi qu’Anthropic (Claude). Et aussi les entreprises Studio Funk (qui développe le modèle Funk) et Hastings (qui propose de la création de voix AI et du clonage), ou encore l’entreprise américaine Resemble.AI, qui commercialise des outils pour détecter des voix générées par intelligence artificielle.
Suno et Udio, principaux acteurs de l’ “AI Music”, ne figurent pour l’heure pas parmi les signataires du “Code de bonnes pratiques de transparence sur les contenus générés par intelligence artificielle”. Une désapprobation implicite de la part des sociétés américaines, leaders sur le marché de la génération/création de musique via AI, et particulièrement populaires. Suno et Udio ne sont évidemment pas exempts des obligations de transparence désormais en vigueur au sein de l’Union Européenne.
Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ
TOP ALBUMS FRANCE : BAD BUNNY #1 POUR LA 4ÈME FOIS EN 2026 AVEC“DEBÍ TIRAR MÁS FOTOS”, SYMBOLE DE L’IMPACT DE SES CONCERTS À PARIS ET MARSEILLE
Bad Bunny fait son retour à la première place du top albums France (24-30 juillet 2026), avec 4 300 ventes pour “Debí tirar más fotos”, d’après les données du Snep et Official Charts. C’est la 4ème fois en 2026 que la superstar de la musique latine est #1 du classement français, après une série de trois semaines consécutives fin février. Bad Bunny s’était ensuite maintenu parmi les dix premières places durant quatre semaines d’affilée, avec cet album sorti début 2025. Des performances inédites sur le marché français pour un artiste international.
Des performances inédites, permises par d’autres contre-performances
Pour autant, la présence régulière de Bad Bunny aux premières places du top albums France est à mettre en corrélation avec les contre-performances d’autres artistes, et avec le calendrier des sorties. Outre le peu de nouveaux albums sortis par les artistes et labels majeurs, plusieurs artistes français et internationaux ne sont pas parvenus à démarrer à la première place, et à se maintenir dans le haut du classement durant plus d’une ou deux semaines. Bad Bunny a notamment été #1 avec “seulement” 8 000 ventes fin février. Les 4 000 ventes de “Debí tirar más fotos” de cette semaine (24-30 juillet 2026) sont d’ailleurs le plus faible score depuis début 2026 pour le #1 en France.
L’artiste international le mieux classé dans le top albums France en 2026
Cette année, Bad Bunny a été le premier artiste international au sein du classement français à plusieurs reprises, et n’a été surpassé que par de nouveaux albums comme ceux d’Olivia Rodrigo, BTS, ou encore The Rolling Stones et Gracie Abrams au cours de ces semaines dernières. Il a ensuite presque toujours devancé l’artiste international #1 du top albums France lors de la semaine suivante, à l’exception d’Olivia Rodrigo qui s’est maintenue en juin aux 2ème et 3ème places lors des 2ème et 3ème semaines d’exploitation de son nouvel album “You seem pretty sad for a girl in love” (Geffen / Universal Music).
Impact des concerts à Paris et Marseille
En début d’année, les ventes du dernier album de Bad Bunny – comme les écoutes de ses morceaux – avaient été relancées et boostées par l’engouement autour de sa performance au Super Bowl halftime show en tant qu’headliner. L’artiste originaire de Puerto Rico fait à présent son second retour à la première position du top albums France à une période distincte.
Cette première place de Bad Bunny au top albums France symbolise l’effet de ses trois concerts en France (1er juillet à l’Orange Vélodrome, 4 et 5 juillet à La Défense Arena devenue Plénitude Arena) sur les ventes de son dernier album et les streams de ses morceaux. L’analyse des données relatives aux semaines de juin et juillet par MUSICBIZ met en exergue que l’artiste est passé de la 8ème à la 2ème place en deux semaines, à la période des concerts. “Debí tirar más fotos” a d’ailleurs atteint un pic à 7 000 ventes sur la semaine des deux concerts à Paris, mais Madonna s’était imposée à la première place du top albums France (3-9 juillet).
Le classement de la semaine du 24-30 juillet est marqué par l’essoufflement des ventes des albums sortis les semaines précédentes, à savoir ceux des Rolling Stones, Gracie Abrams et Olivia Rodrigo, et par l’absence de démarrage conséquent des albums sortis au cours de cette semaine. Après avoir talonné The Rolling Stones et Gracie Abrams, Bad Bunny atteint donc la première place du top albums France de manière mécanique. Le score de ventes relatif à la semaine précitée est d’ailleurs inférieur à celui de la semaine précédente, au cours de laquelle Bad Bunny était en 4ème position avec 4 600 ventes.
Le dernier album de Bad Bunny a été certifié triple platine (300 000 ventes) début juillet, son meilleur succès sur le marché français. La superstar du reggaeton et de la musique latine compte trois albums certifiés, sortis en moins de trois ans.
UNIVERSAL MUSIC : 6.2 MD€ DE CA AU 1ER SEMESTRE, LES REVENUS ISSUS DES ABONNEMENTS PAYANTS EN CROISSANCE DE 14%, MAIS DES RÉSULTATS JUGÉS INSUFFISANTS POUR LES INVESTISSEURS
Universal Music poursuit sa stratégie afin de consolider sa position de leader mondial de la musique enregistrée, tout juste renforcée par l’acquisition de Downtown Music. Les résultats du premier semestre 2026, communiqués le 30 juillet, confirment la dynamique des activités de production, de services aux artistes et labels, et d’édition. Ils ont malgré tout été sanctionnés par les investisseurs, visiblement déçus, par les indicateurs de rentabilité, par la croissance globale d’UMG (+5.7% hors Downtown), ainsi que par celle des revenus issus des abonnements payants. Lors de la clôture de la bourse d’Amsterdam le 31 juillet, action d’Universal avait chuté de 25%. BTS, Olivia Rodrigo, Drake, Taylor Swift, Olivia Dean, Morgan Wallen et Noah Kahan sont parmi les artistes dont les projets ont généré les revenus les plus importants au cours des six premiers mois de l’année.
Le chiffre d’affaires d’Universal Music au premier semestre 2026 atteint 6.2 milliards d’euros, en hausse de 10.8% en euros constants par rapport à l’année précédente. Les recettes globales de l’entreprise surpassent de 313 millions d’euros celles de 2025 (+5.3%). Exclusion faite de Downtown, dont le rachat a abouti à une fusion au sein de Virgin Music Group, le chiffre d’affaires d’UMG s’établit à 5.9 milliards d’euros, en progression de 5.7% sur un an (euros constants). Le chiffre d’affaires afférent à Downtown est de 288 millions d’euros.
Les coûts associés au chiffre d’affaires atteignent 3.6 milliards d’euros, soit 58.5% des revenus d’Universal Music. Ils sont en augmentation de 281 millions d’euros sur un an, essentiellement en raison des dépenses relatives aux artistes, qui s’élèvent à 3.0 milliards d’euros sur les six premiers mois (49% du CA), et qui sont en hausse de 250 millions d’euros.
“Nous mettons en oeuvre notre plan stratégique, tout en capitalisant sur les opportunités qui se présentent avec les nouvelles technologies et l’écosystème de la musique en constant évolution. Notre combinaison unique de taille mondiale, d’expertises locales, de développement d’artistes, d’un catalogue audio et visuel, et de culture entrepreneuriale, permet à UMG de générer de la croissance sur le long terme, de la création de valeur, et des succès artistiques et business pour nos artistes et auteurs” déclare Lucian Grainge, Chairman & CEO d’Universal Music.
2.6 milliards d’euros en provenance des abonnements payants
Dans le secteur de la musique enregistrée, les activités de production et de services aux labels et artistes ont généré 4.76 milliards d’euros au cours du premier semestre (+12.7% en euros constants). La croissance a essentiellement été confortée par les revenus issus des plateformes de streaming, qui s’élèvent à 3.39 milliards d’euros (+13.2%). Et plus précisément, par les revenus en provenance des abonnements payants, qui culminent à 2.67 milliards d’euros et augmentent de 14.5%.
Les ventes au format physique (CD, vinyles) ont rapporté 651 millions d’euros à Universal Music, soit 40 M€ de plus en un an (+6.5%, +14.2% en euros constants). Sur le segment des licences, les revenus ont progressé de 64 millions d’euros, atteignant 648 millions d’euros (+16%), au point de rattraper le physique. Ultime segment relevant du secteur de la musique enregistrée, le téléchargement a chuté de 33% et est passé sous la barre des 100 millions d’euros avec 72 M€ de chiffre d’affaires.
L’édition en nette croissance, les produits dérivés en recul
Dans le secteur de l’édition, Universal Music a réalisé 1.16 milliard d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre 2026 (+8.4%). Le digital a également boosté l’activité, en tant que première source de revenus, avec 720 M€ générés dont 30 millions d’euros de plus sur un an, et une croissance 9.4% en euros constants.
Enfin, le segment englobant le merchandising et d’autres revenus dont des activités liées aux tournées, affiche une baisse de 7.6%, avec 268 millions d’euros au premier semestre. En cause, la baisse des recettes générées par les tournées et des ventes e-commerce (direct-to-consumer) lors 2ème trimestre.
L’EBITDA ajusté progresse de 3%, l’action en bourse chute de 25%
Concernant la rentabilité des activités, l’EBITDA ajusté d’Universal Music sur les six premiers mois s’établit à 1.31 milliard d’euros, dont 1.30 milliard d’euros hors Downtown. L’indicateur affiche un recul d’1.9% en données publiées, mais une progression de 2.7% en euros constants (+1.6% hors Downtown). L’EBITDA ajusté de Downtown est de 13 millions d’euros sur la même période (4.5%). En somme, la marge d’EBITDA ajusté (21.1%) d’UMG se contracte d’1.6 point (0.8 point hors Downtown). “Notre priorité est de consolider notre position de leader sur le marché, tout en optimisant la croissance des revenus et du bénéfice, et de continuer à investir là où nous entrevoyons les meilleurs rendements” a déclaré Matt Ellis, Chief Financial Officer d’Universal Music Group, lors de la publication des résultats.
Les résultats financiers d’Universal Music ont été jugés en-deçà des attentes par les investisseurs. Le cours de l’action UMG, qui était de 19.35€ le 30 juillet avant la publication des résultats, a plongé à 16.16 euros le 31 juillet à l’ouverture de la bourse d’Amsterdam, atterrissant à 14.43 euros lors de la clôture. Au lendemain de la publication des résultats relatifs au premier semestre, l’action d’Universal Music Group a ainsi chuté de 25% par rapport à la séance précédente.
Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ
BELIEVE AFFINE SA STRATÉGIE ET CONSOLIDE SON ÉQUIPE DE DIRECTION POUR PLUS D’AGILITÉ ET D’EFFICIENCE
Pionnier dans le développement des services aux artistes et labels, Believe ambitionne à présent de rester compétitif et attractif. L’entreprise fondée il y a tout juste vingt ans par Denis Ladegaillerie déploie son nouveau plan stratégique, afin de pérenniser son développement et d’assurer la croissance de ses revenus sur le long terme.
Le marché des services aux artistes, labels et éditeurs est en plein renouveau, entre les fusions et acquisitions, et les restructurations. Les leaders comme les outsiders s’adaptent à la “nouvelle” configuration du business, avec des artistes dotés de toujours plus de pouvoir en tant que producteurs de leur musique et co-producteurs de leurs concerts, et d’un accès décuplé aux audiences. Universal Music a racheté Downtown pour renforcer Virgin, sa filiale dédiée aux labels et artistes. Revelator a été revendu à Warner Music pour consolider ADA. Et alors que les deux majors viennent d’officialiser leurs nouvelles structures, Believe a annoncé à son tour l’évolution de son organisation le 9 juillet, avec deux grands pôles et plusieurs nominations majeures.
“From access to success”, tel est l’intitulé du plan stratégique de Believe afin de rester un partenaire de premier choix pour de nombreux artistes prééminents et en ascension, sur les marchés leaders comme ceux en développement. La nouvelle structure de l’entreprise poursuit un double objectif: plus d’agilité et plus d’efficience. “L’union des divisions commerciales et Produit, Tech & Opérations n’est pas seulement une évolution structurelle. C’est un choix délibéré pour affûter notre impact grâce à des synergies fortes et à une collaboration efficiente entre les deux organisations. Nous avons désormais l’équipe de direction et les talents nécessaires pour tenir nos engagements auprès des artistes, labels, auteurs, et éditeurs du monde entier. Ils et elles constituent les piliers de notre ambition à horizion 2030” déclare Denis Ladegaillerie, CEO de Believe.
Emmanuelle de Hosson recrutée en tant que VP Artist Services
Les divisions “Artist Services” et “Labels & Artist Solutions” sont désormais fusionnées, et Elsa Bahamonde Bourgain est promue en tant que “President Artist Services and Labels & Artist Solutions”. “Cette nouvelle structure est un game changer, conçue pour propulser notre stratégie de développement d’artistes à un autre niveau” assure Elsa Bahamonde Bourgain. À ses côtés, Liubov Kevkhaian, nommée VP Label & Artist Solutions, après avoir été Managing Director for Central & Eastern Europe durant cinq ans. Believe précise que Liubov Kevkhaian supervisera le développement commercial ainsi que la valeur apportée aux labels et artistes.
En parallèle, Emmanuelle de Hosson, qui était Directrice générale du label Play Two depuis 2023, rejoint Believe au poste de VP of Artist Services. Elle sera précisément chargée d’impulser la stratégie de croissance de Believe sur des marchés clés, d’optimiser le développement des artistes sur le long terme à l’échelle locale et internationale, ou encore de la pertinence du marketing.
Believe précise également la constitution d’un nouveau pôle, “Product, Tech & Operations”, avec à sa tête Romain Becker, promu Group Chief Operating Officer après avoir été Chief Product & Operations. “La combinaison de l’expertise sur la musique avec la technologie est au coeur de l’ADN de Believe. Cette organisation unifiée nous permet d’ores et déjà d’avancer plus rapidement et de fournir de meilleurs outils aux artistes, auteurs, labels et éditeurs partenaires de Believe” précise Romain Becker.
Parmi les artistes en deal avec Believe en France, figurent Gims dont le dernier album “Le nord se souvient” (Play Two) a été #1 du top albums France 2026 (580 000 ventes), Jul, Bouss, Hamza ou encore Hoshi et Merveille. À l’échelle internationale, Believe est partenaire de l’artiste suédoise Loreen (gagnante de l’Eurovision en 2023), du rappeur allemand Lacazette, ou encore de Janet Jackson, signée récemment en publishing.
Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ
LES RADIOS MUSICALES MAJEURES ONT GAGNÉ 780 000 AUDITEURS AU COURS DE LA SAISON 2025-2026, PREMIÈRE PROGRESSION DEPUIS 2019
Sur le média radio, les artistes ont touché un public plus large lors de la saison 2025-2026. Une dynamique significative alors que sur les chaînes françaises de télévision, les programmes musicaux et les audiences sont en baisse constante. D’autant que récemment, plusieurs chaines musicales emblématiques ont cessé d’émettre (MCM, MTV). 17.5 millions d’auditeurs ont écouté les onze principales stations diffusant massivement de la musique entre mars et juin 2026, d’après les résultats de Médiamétrie publiés le 10 juillet. L’audience cumulée des radios musicales est supérieure de 800 000 auditeurs par rapport à celles des généralistes, pour la 2ème vague consécutive. Sur l’ensemble de la saison 2025-2026, les radios musicales majeures ont gagné 800 000 auditeurs. C’est la première fois depuis 2019 que les principaux diffuseurs de musique terminent la saison sur une progression. Une statistique à nuancer, en raison des contre-performances de quatre diffuseurs émettant sur la bande FM (et désormais en DAB+), qui ont chacun perdu plus de 100 000 auditeurs entre le début et la fin de la saison.

L’engouement des français pour l’écoute de la musique à la radio est une des grandes tendances du premier semestre en matière de consommation. 2026 est d’ailleurs une année particulière pour plusieurs stations iconiques: 30 ans depuis que Skyrock est centrée sur le rap et les “musiques urbaines”, 40 ans depuis l’émergence d’Europe 2 (ex-Virgin), et 45 ans depuis la création de NRJ (le 15 juillet 1981).
La croissance globale des radios musicales en termes d’audiences s’est poursuivie au cours du 2ème trimestre, avec 17.5 millions d’auditeurs chaque jour, dont 600 000 de plus sur un an. La progression s’avère néanmoins modeste par rapport aux trois premiers mois de l’année, avec 38 000 nouveaux auditeurs gagnés. En cause, les baisses enregistrées par Skyrock (-243 000) de retour à la 3ème place au classement des radios musicales, RTL 2 (-200 000), et RFM (-93 000).
Six radios majeures terminent en hausse, Nova dépasse les 2 millions
Sur l’ensemble de la saison 2025-2026, six des onze radios diffusant principalement de la musique enregistrent des hausses de leurs audiences. Radio Nova marque particulièrement la période en dépassant pour la première fois la barre des 2 millions d’auditeurs. La station du groupe Combat Media (Rock en Seine, We Love Green, Golden Coast…) a été écoutée chaque jour par 2 104 000 aficionados entre avril et juin, et est à présent la 4ème radio musicale avec quatre positions gagnées au deuxième trimestre. Nova termine la saison sur une hausse exceptionnelle d’1.13 million d’auditeurs par rapport à la rentrée 2025, et voit son audience bondir d’1.2 million de personnes en un an.
Skyrock réalise la 2ème hausse la plus importante de la saison, avec 207 000 auditeurs de gagnés. La radio consacrée au rap et aux “musiques urbaines” depuis 30 ans termine sur une progression pour la 2ème année d’affilée, une dynamique qu’elle avait atteinte pour la dernière fois en 2017 et 2018. Skyrock a fidélisé 3.18 millions de fans chaque jour entre avril et juin, avec 55 000 nouveaux auditeurs sur un an.
Cinq radios principales enregistrent des baisses d’audience
Outre les hausses significatives de Nova et Skyrock, auxquelles s’ajoutent celles de Chérie FM et RFM (+86 000), les pertes d’audiences de plusieurs radios sont également conséquentes. Cinq stations ont terminé la saison sur des contre-performances, dont quatre avec des baisses de plus de 100 000 auditeurs.
NRJ a rassemblé 3.64 millions d’auditeurs chaque jour au cours du 2ème trimestre 2026. La première radio musicale de France affiche toutefois une baisse de 133 000 auditeurs par rapport au début de la saison 2025-2026. C’est la 5ème année consécutive que NRJ enregistre une baisse d’audience entre le début et la fin de saison. La station créée en juillet 1981 subit une perte de 456 000 auditeurs sur un an.
Fun Radio enregistre la perte d’audience la plus importante sur la saison (-275 000), devant RTL2 (-206 000) qui avec 1.7 million d’auditeurs chaque jour entre avril et juin s’éloigne de la barre des 2 millions avec 200 000 fans perdus sur la période.
(Les audiences des radios musicales sur la période avril-juin 2026 dans l’article publié le 11 juillet)
MERCURY PRIZE 2026 : RAYE, PAUL MCCARTNEY, OLIVIA DEAN ET DAVE PARMI LES 12 ARTISTES FINALISTES
Le Mercury Prize met à l’honneur chaque année douze albums interprétés par des artistes britanniques et irlandais. La sélection 2026 du prestigieux prix a été annoncée le 30 juillet, et la cérémonie aura lieu le 22 octobre à Newcastle (Angleterre). Sam Fender avait été le grand gagnant en 2025 avec son 3ème album “People Watching”.
Les douze artistes et albums de l’année 2026 selon le Mercury Prize, avec précision des labels ajoutée par MUSICBIZ:
DAVE – The Boy Who Played the Harp (Neighbourhood / Universal Music UK)
DOVE ELLIS – Blizzard (Black Butter Records ; AMF Records)
FLORENCE + THE MACHINE – Everybody Scream (Polydor ; Republic / Universal Music UK)
JADE – THAT’S SHOWBIZ BABY! (RCA Records / Sony Music UK)
KNATS – A Great Day In Newcastle (First Word Records)
KOJEY RADICAL – Don’t Look Down (Asylum Records / Warner Music UK)
NIA ARCHIVES – Emotional Junglist (Island / Universal Music UK)
OLIVIA DEAN – The Art of Loving (Capitol / Universal Music UK)
PAUL McCARTNEY – The Boys of Dungeon Lane (MPL Communications ; Capitol / Universal Music UK)
RAYE – THIS MUSIC MAY CONTAIN HOPE. (Human Re Sources / Sony Music)
SUEDE – Antidepressants (BMG)
WAR CHILD RECORDS – HELP(2) (War Child Records)







