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Marché musique Monde ; Bilan Midem 2026 ; Nominations mars 2026 ; Rachat des salles Fimalac

L'actualité du music business

MUSIQUE, BUSINESS, ÉCONOMIE.

MARCHÉ MONDIAL DE LA MUSIQUE ENREGISTRÉE: 28.1 MILLIARDS $ GÉNÉRÉS PAR LA CONSOMMATION DE LA MUSIQUE, 22 MD$ EN PROVENANCE DU STREAMING

La croissance des revenus issus de la consommation de la musique à l’échelle mondiale en 2025 a sans surprise particulièrement été portée par la progression du streaming. Le chiffre d’affaires du streaming – en hausse d’1.5 milliard de dollars sur un an – a été multiplié par dix entre 2014 et 2025. Les ventes de vinyles, en hausse pour la 19ème année d’affilée, ont également fortement contribué à la progression globale du marché de la musique enregistrée.

La consommation de la musique dans le monde a généré 28.1 milliards de dollars soit 23.8 milliards d’euros, d’après le Global Music Report 2026 publié par l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI) à l’issue de sa conférence annuelle à London. Le chiffre d’affaires total de l’ensemble des modes de consommation de musique (streaming, download, CD, vinyles) affiche une progression d’1.9 milliard de dollars par rapport à 2024.

C’est la 5ème année d’affilée que le niveau des revenus du marché mondial surpasse celui des années 1999 à 2002, période d’âge d’or du disque qui avait précédé la crise des années 2000. Pour autant, le niveau du streaming – première source de revenus et premier mode de consommation – reste légèrement en-deçà de celui du physique en 1999 (22.3 md$). 2026 sera assurément l’année où le streaming surpassera le niveau historique du physique d’il y a 25 ans.

1.5 milliard $ de plus généré par le streaming

Globalement, la croissance du marché a comme depuis dix ans été portée par celle du streaming, en progression de 7.7% par rapport à 2024, et plus particulièrement par le premium. Le chiffre d’affaires total du streaming en 2025 est de 22 milliards de dollars (18.6 md€), 1.5 milliards de dollars de plus sur un an, soit 70% du total du marché. La croissance des revenus en provenance du streaming entre 2024 et 2025 s’avère supérieure de 100 millions de dollars en comparaison avec celle entre 2023 et 2024.

Le streaming premium a une fois encore pleinement joué son rôle de moteur, avec une hausse de 8.8% en 2025, deux fois supérieure à celle du streaming financé par la publicité (+4.3%). Néanmoins, la croissance est inférieure par rapport aux années 2024 (+9.5%) et 2023 (+10%). Le streaming premium génère à présent 52% des revenus du marché mondial de la musique enregistrée. Les abonnements payants totalisent 837 millions d’utilisateurs, soit une hausse de 85 millions sur un an, identique à celle enregistrée en 2024. En baisse continue depuis l’avènement du streaming, le download a tout de même rapporté 800 millions $ soit 679 millions d’euros (-5%), avec 2.5% de part de marché.

Le physique de retour vers la croissance avec +400 millions $

Après une nouvelle baisse en 2024 (MUSICBIZ avait l’an dernier relevé trois années de baisse entre 2022 et 2024 mais le Global Music Report 2026 de IFPI indique des chiffres relevés), le format physique est reparti à la hausse en 2025. Les ventes de CD et vinyles (entre autres formats) ont généré 5.3 milliards de dollars soit 4.5 milliards d’euros en 2025 (+8%), 400 millions $ de plus sur un an, soit 16.6% du total des revenus du marché la musique enregistrée. IFPI précise que la croissance du segment a nettement été portée par le vinyle dont les recettes ont progressé de 13% entre 2024 et 2025, soit 9 points de plus qu’entre 2023 et 2024.

31.7 milliards $ de chiffre d’affaires global

Au total, le chiffre d’affaires du marché mondial de la musique enregistrée sur l’année 2025 est de 31.7 milliards de dollars soit 26.9 milliards d’euros, selon le Global Music Report 2026 publié par l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI). Sont aussi inclus les revenus en provenance des droits voisins issus de la diffusion de la musique, en hausse pour la 5ème année d’affilée (+0.3%) avec 2.9 milliards de dollars (2.4 md€) soit 9% du marché global, ainsi que ceux de la synchronisation (musique à l’image pour le cinéma, l’audiovisuel, la publicité) affichant une baisse de 2% avec 641 millions $ soit 544 M€.

La hausse de 6.4% sur un an du chiffre d’affaires global correspond à une progression de 2 milliards de dollars. Il s’agit de la plus importante des dix dernières années sur le plan financier après la période 2020-2021, période de crise sanitaire et économique (covid). 2025 est la 11ème année de croissance globale du marché mondial de la musique enregistrée.

Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

LE MIDEM GAGNE SON PARI DE CONSOLIDER SON ATTRACTIVITÉ AUPRÈS DES DIRIGEANTS ET PROFESSIONNELS DU MUSIC BUSINESS

Le coup d’envoi de l’année 2026 en matière de rencontres entre professionnels et de prises de parole des dirigeants du music business a notamment été donné par le Midem en France. L’édition 2026, qui s’est tenue début février à Cannes, a confirmé le retour de l’évènement B2B parmi les principaux rendez-vous du secteur avec une fréquentation en nette hausse, un intérêt accru suscité auprès des professionnels et organisations, et un caractère plus que jamais prometteur pour l’avenir.

Relancer le Midem était un pari risqué. Le “marché international du disque et de l’édition musicale” avait marqué un coup d’arrêt lors de la crise sanitaire et économique. Deux éditions annulées en 2020 et 2021, et un arrêt annoncé comme définitif en 2022 lors du retrait de l’organisateur historique, Reed Midem. À partir du milieu des années 2010, le salon professionnel avait progressivement perdu en intérêt auprès d’une majeure partie des professionnels français, européens, américains et asiatiques, et ce dans divers activités faisant la vitalité du secteurs tels que les éditeurs, les producteurs et les partenaires en tous genres. Le Midem avait également failli à attirer et fidéliser les acteurs du live, alors que le secteur avait déjà considérablement évolué avec une prédominance des concerts dans les sources de revenus des artistes et de leurs partenaires.

La première tentative de reprise par le groupe Hopscotch en 2023 et 2024 s’était finalement – et sans surprise – rapidement conclu par un échec. En cause, un positionnement pas clair, une identité et une communication illisibles et des services pas suffisamment calibrés pour les besoins et attentes du secteur au niveau français, européen, international. Le soutien plus moins actif de plusieurs organisations françaises n’avait pas suffi à relancer le Midem en 2023. Moins de 200 professionnels avaient fait le déplacement pour l’édition 2024.

Live Nation France avait alors entrepris de relever le challenge de relancer l’évènement comme il se doit. Un pari risqué, dans un paysage des évènements B2B concurrentiel en France et en Europe (Reeperbahn en Allemagne, The Great Escape et International Live Music Conference en Angleterre, International Music Summit à Ibiza, MaMA à Paris…), mais avec une place laissée vide en France avec l’arrêt du Midem, qui était l’évènement international majeur organisé en France avant la montée en puissance du MaMA. Les équipes de Live Nation France et de la ville de Cannes – détentrice de la marque – étaient tout de même persuadées du potentiel réel d’un tel rendez-vous, malgré les réticences et hostilités d’une partie des dirigeants des organisations professionnelles françaises sur fond de guerre de pouvoir et d’influence.

1 700 accrédités, 4 000 entrées payantes aux concerts

L’édition 2025, première organisée sous l’ère Live Nation, s’était avérée intéressante avec des talks inédits (John Reid, President Live Nation EMEA ; Cécile Rap-Veber, Directrice générale de la Sacem ; Pascal Nègre, Président du l’agence de management Hashtag NP et du label Six et Sept…). La possibilité du grand retour de l’évènement emblématique consacré au music business, dont la première édition avait eu lieu en 1967, s’était alors confirmée. Et début 2026, le Midem a effectivement transformé l’essai, avec un cru qui a su convaincre et satisfaire les participants, les exposants, les partenaires, composé d’une programmation ambitieuse, variée et rassembleuse au niveau des talks et concerts, et à l’arrivée, une fréquentation en nette croissance. “Nous sommes assez fiers du travail accompli pour cette édition, satisfaits du résultat, et aussi très fiers des talks, de la programmation, et des retours des participants, intervenants, des partenaires et du public” souligne Angelo Gopee, Directeur général de Live Nation France.

1 700 professionnels étaient présents au Midem 2026, d’après les informations communiquées à MUSICBIZ par les organisateurs, soit 600 accrédités de plus par rapport à l’edition précédente. 4 000 entrées sur les trois jours ont été comptabilisées. Parmi les participants, nombreux étaient familiers avant l’évènement et été convaincus d’y revenir, et beaucoup aussi étaient des first-timers. “Tout le monde était agréablement surpris. C’était un vrai challenge, très peu de personnes y croyaient il y a un an et demi. Les organisations professionnelles étaient toutes ou presque toutes partenaires et présentes. On a su relever le challenge, avec notamment des talks intéressants puisque beaucoup étaient complets sur deux des trois jours” précise Angelo Gopee.

Les concerts payants ont attiré 4 200 spectateurs sur trois jours, avec un succès particulier du concert de k-pop (Jay Park et LNGSHOT) qui a réuni 1 000 aficionados. La fréquentation totale des concerts, en incluant les concerts gratuits, est de 12 000 spectateurs. Côté finances, le budget du Midem était cette année autour d’1.4 million d’euros, proche de celui de l’an dernier.

Prises de parole inédites de dirigeants de Skyrock, Universal Music France, UTA, Deezer, CNM

Niveau talks et conférences, les temps forts de l’évènement se sont concentrés sur les prises de parole inédites de Laurent Bouneau, Directeur général des programmes de Skyrock ; Olivier Nusse, Président d’Universal Music France ; Angelo Gopee, Directeur général de Live Nation France ; Alexis Lanternier, CEO de Deezer et David Zedeck, co-Head of global music à l’agence de management UTA, dans des salles pleines. Le Président du Centre national de la musique, Jean-Baptiste Gourdin, a également donné une keynote attendue consacrée à l’export de la musique made in France, devant une salle remplie avec entre autres la quasi-totalité des dirigeants venus au Midem et des organisations professionnelles. La rencontre avec Sharon Osbourne, manager de la superstar du metal Ozzy Osbourne décédé en 2025, a également marqué le Midem 2026.

Le Midem à l’épreuve du retour des music executives et des organisations internationales

Le principal bémol de l’édition 2026 du Midem consiste en l’absence remarquée des leaders et challengers de l’industrie au niveau international – certains étaient présents entre 2016 et 2019 – dont ceux de Spotify, YouTube, Universal Music, Warner Music, Sony Music, AEG, ou encore les majors asiatiques Hybe et JYP Entertainment. De nombreuses organisations et entreprises européennes, américaines, asiatiques ou encore africaines n’étaient pas non plus présentes, alors qu’elles avaient fait le déplacement il y a quelques années. “À ce propos, nous n’avons pas pu organiser certains talks envisagés et faire venir un certain nombre d’acteurs notamment pour des raisons de calendrier et parce que certains ont capté l’engouement trop tard. Pour 2027, nous allons nous y prendre très tôt” assure Angelo Gopee, Directeur général de Live Nation France.

De manière certaine, la présence et le retour des dirigeants et équipes des entreprises et organisations majeures du music business s’avère être une condition sine qua none pour accélérer la montée en gamme et en puissance du Midem sur la scène européenne et internationale, le démarquer des autres évènements B2B organisés en France, et parvenir à retrouver le niveau de fréquentation de la fin des années 2015 à 2019 (entre 4 et 5 000 accrédités). L’édition 2027 du Midem aura lieu du 2 au 4 mars.

Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

MUSICBIZ PEOPLE: LES NOMINATIONS, ET DÉPARTS DANS LE SECTEUR DE LA MUSIQUE EN FRANCE ANNONCÉS EN MARS 2026

“MUSICBIZ people” est le nouveau format de MUSICBIZ pour récapituler et mettre en exergue les principales annonces – officielles et officieuses – relatives aux nominations, recrutements et départs dans le secteur de la musique. Deux volets distincts: France et international. “MUSICBIZ people” sera publié sur trois rythmes, chaque semaine, chaque mois et chaque trimestre. Le format démarre avec les nominations et départs survenus en mars 2026 au sein des entreprises en France.

  • Pierre-Alexandre Vertadier quitte Décibels productions (Warner Music France) et lance PAV prod avec Eventim

Il avait fondé la société de production de concerts en 2014, quelques années après le rachat en 2008 de Jean-Claude Camus productions, producteur historique de Johnny Hallyday entre autres. Pierre-Alexandre Vertadier a quitté son poste de Président au sein de Décibels productions, une des sociétés majeures dans le live sur le marché français. À compter du mois d’avril, il s’attèle au lancement de PAV prod, une société de production de concerts, en partenariat avec le groupe allemand Eventim, un des leaders en Europe sur les marchés de la production et de la billetterie.

  • Yann Geneste rejoint Mediawan en tant que Directeur général du pôle licensing, musique et expérience

Après quinze ans au sein du groupe TF1, dont neuf ans en tant que Directeur des pôles spectacles, musique et events B2B, Yann Geneste rejoint Mediawan, un des groupes majeurs dans la production et la distribution de contenus audiovisuels. Mediawan compte notamment dans son catalogue les documentaires “One to One: John & Yoko” (dédié à John Lenon) et “Montre jamais ça à personne” (retraçant la carrière d’Orelsan et la création de son album ‘Civilisation’). Le groupe est également producteur de nombreux soundtracks (bande-originales) des documentaires et séries produits par ses filiales. Yann Geneste prend le poste de Directeur du pôle licensing, musique et expérience.

  • Grégory Debure fait ses adieux à Universal Music France et aux labels Romance musique et Virgin records

Universal Music France perd un de ses ultimes maillons forts, avec le départ discret de Grégory Debure. Il était depuis 2020 directeur général adjoint des labels Romance musique (Clara Luciani, Juliette Armanet…), de Virgin records, la filiale dédiée aux services aux labels et artistes (Theodora, Benjamin Biolay, Kaaris et Big Flo & Oli…), et également de Aura Music. Grégory Debure a passé l’essentiel de sa carrière à Universal, d’abord en tant que chef de projet et A&R (directeur artistique) puis au poste de directeur marketing de Def Jam France entre 2012 et 2020.

  • Sacha Lussamaki recruté en tant que Directeur d’Epic records France (Sony Music France)

Fondateur du label Blue Sky (Kerchak, Jolagreen23) en 2013, Sacha Lussamaki a été nommé Directeur d’Epic records France, un des principaux labels de Sony Music France, comptant Gazo, Gradur, Alonzo et Ronisia parmi ses artistes. Il succède à Franck Hiag, qui avait été recruté en avril 2024, et a récemment annoncé le lancement de son activité de consulting.

  • Pedro Winter nommé co-Président de Because Music France.

Il collabore depuis 20 ans avec Because Music, distributeur de son label Ed Banger records (Justice, DJ Mehdi, Cassius…). Le producteur et DJ Pedro Winter se voit désormais confier le rôle de co-Président au sein de Because Music France (Selah Sue, Maureen, Sébastien Tellier…), où il supervisera notamment la stratégie artistique.

  • Bouna Traoré promu directeur de Millenium / Capitol (Universal Music France).

Il est arrivé chez Universal Music France il y a sept ans, et officiait jusqu’à récemment en tant que directeur artistique. Bouna Traoré prend maintenant du galon avec une promotion en tant que directeur de Millenium / Capitol, branche de Capitol (Florent Pagny, Slimane, L2B…), l’un des principaux labels de la major. Il a notamment signé La Mano 1.9, une des révélations du moment dans le paysage de rap français.

  • Kem Lalot, nouveau programmateur de Hellfest après 25 ans aux Eurockéennes

C’est un des transferts majeurs de ces dernières années sur le terrain des festivals. Kem Lalot, programmateur du festival Les Eurockéennes (130 000 spectateurs en 2025) depuis vingt-cinq ans, a rejoint le Hellfest, premier festival de France en termes de fréquentation avec 240 000 spectateurs. Il conserve tout de même auprès des Eurockéennes un rôle de conseiller artistique.

  • Louise Diakité promue Senior Marketing Manager EMEA au sein de Warner Music Group.

Rares sont les personnalités qui travaillent au sein des filiales françaises des majors et sont par la suite plébiscitées à l’échelle internationale. Louise Diakité rejoint les rares personnalités françaises à émerger au niveau international, en passant du poste de Brand Manager Export chez Warner Music France, qu’elle occupait depuis 2020, à celui de Senior Marketing Manager EMEA au sein de Warner Music Group. Elle pilotera notamment les campagnes internationales pour les artistes des marchés de Europe, Middle East, Africa.

  • Christina Lamprou devient Head of Artist Relations au sein de Parlophone (Warner Music France).

Auparavant responsable communication corporate de Warner Music France, Christina Lamprou est dorénavant Head of Artist Relations du label Parlophone. Elle se voit chargée autant des relations avec les artistes français qu’avec les internationaux.

  • Yannick Faure nommé conseiller chargé des industries culturelles au sein du cabinet de la ministre de la Culture.

Il sera le point de contact central des acteurs de la filière musicale, après avoir été chef du service des affaires juridiques et internationales au ministère de la Culture. Yannick Faure a été choisi comme directeur adjoint du cabinet de la nouvelle ministre de la Culture Catherine Pégard, en charge des industries culturelles.

  • Florian Sitbon désigné comme adjoint à la Culture par Emmanuel Grégoire, nouveau Maire de Paris.

Il sera l’interlocuteur principal, à Paris, des acteurs de la musique et des représentants des professionnels. Florian Sitbon succède à Carine Rolland en tant qu’adjoint en charge de la Culture à la ville de Paris. Deux autres représentants de la mairie de Paris auront certainement des échanges réguliers avec les acteurs du music business, en raison de la contribution économique des concerts et festivals à l’économie de Paris, et les enjeux en matière réglementaire et politique (AI, export, droit d’auteur, géopolitique…). Pierre Rabadan est le nouvel adjoint en charge du tourisme et de la vie nocturne, tandis qu’Audrey Pulvar a été désignée comme adjointe chargée des relations internationales, européennes et de la francophonie.

  • Caroline Rogard, nouvelle Déléguée générale de l’Alliance de la radio

La fédération représentant 190 radios privées, dont neuf des dix principales radios musicales (NRJ, Skyrock, RTL 2, RFM…) a opté pour Caroline Rogard pour la représenter en tant que Déléguée générale auprès des pouvoirs publics et des professionnels entre autres. Elle arrive en provenance de groupe de protection sociale Audiens, où elle était directrice de la communication et des relations institutionnelles depuis 2019. Caroline Rogard prend la succession de Cécile Durand-Gérard, qui avait assuré la mise sur orbite de l’Alliance de la radio entre janvier et novembre 2025.

  • Sahar Baghery arrive à TV5 Monde en tant directrice distribution, marketing et commercialisation.

Après plusieurs années chez Amazon / Prime Video où elle pilotait les activités d’acquisition et de coproduction, Sahar Baghery atterrit à TV5 Monde, qui diffuse des chaines et contenus francophones à l’échelle mondiale. Elle dirige le pôle distribution, marketing et commercialisation de TV5 Monde, qui diffuse notamment des concerts auprès d’une audience internationale.

Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

LE RACHAT DES SALLES DE FIMALAC DONT LA SALLE PLEYEL BIENTÔT FINALISÉ APRÈS LA VALIDATION DE L’AUTORITÉ DE LA CONCURRENCE

Ce qui s’annonçait comme un des deals majeurs de ces dernières années en matière de rachat de salles est sur le point d’être finalisé. Dix mois après l’annonce de son intention d’acquérir les salles de concert et spectacle exploitées par Fimalac Entertainment, le groupe GL events s’apprête à finaliser l’opération. L’Autorité de la concurrence a donné son approbation globale malgré quelques réserves.

Pascal Obispo à la Salle Pleyel, février 2025

L’alliance de GL events et de Trévise Participations pour la formation d’un poids lourd européen dans le live music business se concrétise. Après la première étape consistant en la validation du deal concernant les sociétés de production en novembre 2025, l’Autorité de la concurrence a également autorisé le rachat par GL events des salles exploitées par Fimalac.

Vingt deux salles en régions, dont 5 Zénith notamment à Dijon (9 000 places), Rouen et Nancy (8 000 places), ainsi que la prestigieuse Salle Pleyel (2 000 places) à Paris 8 qui fêtera ses 100 ans en 2027 changeront donc d’exploitant.“L’aval de l’Autorité de la concurrence va nous permettre de finaliser rapidement cette opération qui constitue une étape dans le développement de GL events et dans la structuration du secteur culturel français. Elle repose sur une vision industrielle ambitieuse, au service de l’attractivité des territoires et du rayonnement du spectacle vivant” a fait savoir Olivier Ginon, Président-Directeur Général de GL events.

Risque de pratiques anti-concurrentielles

L’organisme indépendant chargé de préserver la compétitivité sur les marchés ainsi que les droits et intérêts des consommateurs avait tout de même eu des réserves quant à un risque potentiel d’atteinte à la concurrence, précisément dans le département de la Marne. L’acquisition du Millesium d’Epernay (une salle de 8 000 places au sud de Reims où se produit Kendji le 10 avril) et d’une autre salle dans le même département, alors que GL events exploite trois autres lieux dont Reims Arena (9 000 places), placerait le groupe en situation de monopole sur le marché de la gestion de salles de concert.

Néanmoins, malgré des risques de pratiques anticoncurrentielles, l’Autorité de la concurrence a tout de même donné son feu vert, en raison de la date de fin du contrat actuel de délégation de service public (fin 2027) et surtout à des engagements pris en matière d’équité. Lors de la formalisation de sa prochaine offre pour la gestion du Millesium d’Epernay et du Capitole de Châlons-en-champagne, GL events s’alignera notamment sur les nombres et types d’évènements organisés actuellement en vigueur. “Cette obligation de candidature à des conditions non détériorées par rapport aux délégations en cours pour les salles concernées sera de nature à garantir les conditions d’accueil des organisateurs d’évènements, ainsi que la diversité de la programmation et le taux d’exploitation des sites” précise l’Autorité de la concurrence dans sa décision.

Le rachat de l’ensemble des salles sera finalisé à partir de mi-avril. Fimalac Entertainment, fondé par Marc Ladreit de Lacharrière dans les années 2010 avec l’ambition de “développer un secteur entertainment” quitte donc le cercle des investisseurs majeurs le music business en France et en Europe, malgré une prise de participation symbolique d’1% dans le capital de GL events.

GL events est devenu un acteur prééminent du live music business en remportant l’appel d’offres de l’État pour l’exploitation du Stade de France à l’été 2025.

Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

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