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Résultats Deezer ; Bilan Printemps de Bourges ; Audiences radios musicales ; Nomination à Universal Music China

L'actualité du music business

MUSIQUE, BUSINESS, ÉCONOMIE.

DEEZER A CLÔTURÉ 2025 ET DÉMARRÉ 2026 SUR UNE BAISSE DE CHIFFRE D’AFFAIRES, MALGRÉ LA RENTABILITÉ ATTEINTE POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 2025

La plateforme de streaming made in France continue d’osciller au niveau financier comme des indicateurs relatifs aux abonnés. Pour la première fois, en 2025 Deezer a atteint la rentabilité avec un résultat net positif. Pour autant, le service de streaming crée en 2007 a publié un chiffre d’affaires global en baisse autant sur l’année 2025 qu’au premier trimestre 2026, du fait de contre-performances à l’international, malgré une progression sur le marché français.

Deezer a réalisé un chiffre d’affaires de 534 millions d’euros en 2025, en recul de 7.7 millions d’euros sur un an (-1.7%). Le chiffre d’affaires de la plateforme a baissé lors de trois trimestres sur quatre, avec une hausse enregistrée lors des trois premiers mois de l’année. Les revenus en provenance des abonnements payants, 351.9 millions d’euros, ont progressé de 7.5 M€ sur l’année 2025 (+2.3%). L’indicateur ARPU (average revenue per user) est de 5.4 euros par mois, contre 5.5 euros en 2024.

Les revenus issus des partenariats en baisse de 20 millions d’euros en 2025

Sur le segment des partenariats à savoir les abonnements souscrits via des distributeurs et autres enseignes, les recettes ont baissé de 19.5 millions d’euros (-12%), atteignant 147.8 millions. En parallèle, Deezer a fait croître ses recettes issus des annonceurs et des entreprises exploitant ses services et technologies de diffusion de musique, le segment “autre” (34.2 M€) affichant une hausse de 5 M€ (+18%).

325 M€ de chiffre d’affaires en France en 2025

Sur le plan des marchés, la plateforme de streaming a réalisé 325.1 millions d’euros de chiffre d’affaires en France, soit les 2/3 du global, avec une hausse de 4% équivalant à 12.3 M€. Deezer continue néanmoins de générer moins de revenus hors de son marché de prédilection, le chiffre d’affaires à l’international (208.9 M€) ayant diminué de 20 millions d’euros en 2025.

Un résultat net de 8.5 M€ en 2025

Outre la baisse de son chiffre d’affaires global, Deezer a néanmoins envoyé un signal clairement positif au marché, aux actionnaires et investisseurs, de par les indicateurs relatifs à la rentabilité. Le résultat opérationnel ajusté (ajusted EBITDA) de l’entreprise française pour l’année 2025 est de 9.7 millions d’euros, après avoir en négatif de 4 millions d’euros en 2024. Deezer communique un résultat net de 8.5 millions d’euros pour 2025, tandis qu’en 2024 il était en négatif de 26 millions d’euros.

132 millions de chiffre d’affaires au premier trimestres 2026

Les résultats financiers de Deezer relatifs au premier trimestre 2026 communiqués le 23 avril s’inscrivent dans la lignée de ceux de l’année 2025. L’entreprise communique un chiffre d’affaires de 131.9 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année, en baisse de 2.1 M€ par rapport à 2025 (-1.6%). Les souscriptions d’abonnements ont généré 91.8 millions d’euros, avec une hausse de 5.2 M€ sur un an (6%). Une augmentation qui ne compense néanmoins pas la baisse de 5.6 millions d’euros enregistrée sur le segment des abonnements souscrits via les partenariats atteignant 33.6 millions d’euros au premier trimestre 2026 (-14%). Deezer réalise également une contre-performance sur le segment B2B (autre) de ses revenus, en recul de 20% (6.5 M€).

La baisse globale des revenus de Deezer au premier trimestre 2026 s’explique en particulier par le recul du chiffre d’affaires à l’international, en baisse de 4.5 millions d’euros soit 10% sur un an (49 M€). Dans le même temps, le service de streaming continue de prospérer sur le marché français, où son chiffre d’affaires est de 82.9 millions d’euros avec une progression de 4% correspondant à 3.4 millions d’euros. “Nous restons sur la bonne voie pour atteindre nos prévisions sur l’ensemble de l’année, avec un résultat opérationnel ajusté positif, tout en maintenant un niveau de revenus dans la lignée de 2025” assure Alexis Lanternier, CEO de Deezer.

Le titre de l’action de l’entreprise cotée à la Bourse de Paris était d’1.13€ vendredi 24 avril lors de la clôture, après être passé d’1.09€ le 23 avril avant la publication des résultats financiers du premier trimestre à 1.16€ lors de l’ouverture.

Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

PRINTEMPS DE BOURGES: +80 000 BILLETS VENDUS POUR LA 50ÈME ÉDITION, UNE DES PLUS AMBITIEUSES DE L’HISTOIRE DU FESTIVAL

Le coup d’envoi de la saison des festivals en France a été donné par le Printemps de Bourges Crédit Mutuel (14-19 avril 2026). Pour sa 50ème édition, le festival a atteint son Zénith en termes de nombre de billets vendus et de budget. Des chiffres tout juste symboliques pour les organisateurs, davantage focalisés sur l’artistique et l’expérience des festivaliers. D’autant que ces records seront assurément battus lors de l’édition 2028, année lors de laquelle Bourges sera capitale européenne de la Culture.

Continuité, exigence, diversité, émergence, et écosystème sont cinq des mots qui émergent pour qualifier le Printemps de Bourges, dont l’histoire s’écrit sur cinq décennies. Le festival fondé en 1977 s’inscrit effectivement dans une continuité, en restant fidèle à l’ADN conféré par ses fondateurs, en particulier Daniel Colling dont le nom est désormais ancré à la salle de 2 000 personnes “le Palais d’Auron”, et ses héritiers à l’instar de Gérard Pont (Morgane Groupe, actionnaire du festival) et Boris Vedel, directeur général. La vision de l’entrepreneur (décédé en 2025) – par ailleurs créateur du concept des salles de concerts “Zénith” – continuer de guider et d’influencer le Printemps de Bourges qui, en ouvrant la saison des festivals, se veut une cartographie du paysage de la musique, des appétences et attentes du public, et des enjeux des professionnels.

Une programmation fidèle au festival et au paysage actuel

La programmation de cette 50ème édition était comme à son habitude riche et variée avec de la chanson, du rock, du rap, du shatta/dancehall et de la pop. Et surtout, en cohérence constante avec les succès et tendances du moment comme avec les artistes à contre-courant. Au line-up de la salle la plus importante du festival ayant une capacité de 10 000 spectateurs, se sont succédés des artistes ayant récemment émergé, tels L2B, Héléna et La Mano 1.9, avec des artistes de rang international dont Gims, Imany, et Magic System. Outre la richesse et la diversité, la programmation du Printemps de Bourges était également agrémentée d’originalité.

“L’impératif était de faire plaisir à un maximum de gens pour cette 50ème édition. Nous avons donc travaillé sur une programmation qui pouvait toucher un maximum de publics en termes d’esthétiques et d’âges. On était aussi attentif à la symbolique, d’où l’ouverture avec Patti Smith qui est une des figures punk par excellence et la clôture avec Gims. Il s’agissait aussi de produire plus de créations avec notamment ‘Printemps mon amour !’ Ce pari a été gagnant puisque nous étions complets sur une grande majorité de spectacles” résume Boris Vedel, directeur général du Printemps de Bourges.

Le nombre de billets vendus au plus haut

La popularité du festival riche de 50 ans d’histoire est intacte et se développe sur le long terme, bien que les organisateurs insistent sur le fait que la fréquentation ne soit pas une obsession. Le festival a rassemblé un total de 250 000 spectateurs pour l’édition 2026, avec plus de 80 000 billets vendus pour les concerts payants. “Notre objectif était d’atteindre les 80 000 entrées payantes et nous les avons légèrement dépassées. Cette édition est a priori celle avec le plus de billets vendus de l’histoire du festival” précise Boris Vedel à MUSICBIZ.

Les recettes propres en nette augmentation

Cette 50ème édition est celle d’un double record pour le festival, qui était également doté de son budget le plus important. Le Printemps de Bourges 2026 disposait d’un budget global de 8 millions d’euros, en hausse d’1 million sur un an après une légère baisse en 2025. “Il s’agit effectivement du plus important budget de l’histoire du printemps, et ce même en euros constant. En 2025, nous avions choisi de ne pas prendre de risques afin de nous préserver pour cette édition anniversaire. Ce sont surtout les recettes de billetterie et les recettes commerciales qui sont en nette augmentation. Le sponsoring représente environ 2 millions d’euros, et les subventions près d’1.5 million d’euros” souligne le directeur général du festival.

Les chiffres relativement satisfaisants de la 50ème édition du Printemps de Bourges restent néanmoins indissociables de la notion de prise de risques. Le festival, comme d’autres du cercle des plus populaires en France, est soumis à des résultats strictes de billetterie pour atteindre l’équilibre et la rentabilité. “Nous sommes proches des 90 % de jauge de remplissage nécessaire pour parvenir à la rentabilité. Notre prise de risque est donc toujours plus importante” estime Boris Vedel, directeur général du Printemps de Bourges Crédit Mutuel.

La 50ème édition passée, le festival s’oriente d’ores-et-déjà vers des éditions chargées d’enjeux notamment en matière d’expérience, de rayonnement, de sécurité. En ligne de mire, l’année 2028, lors de laquelle Bourges sera capitale européenne de la culture. Entre temps, 2027 marquera le 50ème anniversaire de la création du Printemps de Bourges. La prochaine édition du festival, prévue du 20 au 25 avril 2027, devrait être plus sobre mais non moins exigente.

Jason Moreau, Executive Editor, MUSICBIZ

LES PRINCIPALES RADIOS MUSICALES ONT REGAGNÉ 300 000 AUDITEURS DÉBUT 2026, SKYROCK REDEVIENT LA 2ÈME STATION LA PLUS ÉCOUTÉE

L’engouement des fans et consommateurs de musique pour le média radio est effectivement de retour à la hausse. Sur les trois premiers mois de l’année 2026, les dix principales stations françaises diffusant de la musique ont été écoutées par un total de 17.4 millions d’auditeurs, selon les résultats de Médiamétrie publiés le 14 avril. L’audience cumulée des principales radios musicales, qui repasse devant celle des stations généralistes (17.3 millions), affiche une progression de 300 000 auditeurs par rapport à fin 2025, et de 250 000 sur un an. Les 700 000 auditeurs regagnés par rapport à la rentrée 2025 (septembre-octobre), forment un signal positif pour l’amélioration de l’exposition globale de la musique et des artistes dans les médias. Un sujet qui sera assurément porté par les acteurs et représentants de la filière musicale dès le lancement de la campagne pour l’élection présidentielle.

Le top 3 des radios musicales les plus écoutées vient de changer, comme envisagé par MUSICBIZ en début d’année. Skyrock est redevenue la 2ème station musicale attirant le plus d’auditeurs, repassant devant Nostalgie (3.0 millions), qui a perdu 441 000 mélancoliques depuis fin 2025, et 312 000 par rapport à l’année précédente.

La radio consacrée au rap et aux musiques dites urbaines – écoutée par 3 431 000 jeunes et moins jeunes entre janvier et mars 2026 – enregistre la 2ème plus importante progression par rapport à la fin d’année 2025 avec 109 000 adeptes supplémentaires. Par rapport à la rentrée 2025, Skyrock a gagné 430 000 auditeurs, et 271 000 sur un an. La radio précise être première sur les cibles 13-24, 13-34, et sur les moins de 50 ans, en plus d’être la plus écoutée le week end.

À présent, seuls 300 000 auditeurs séparent la radio créée il y a tout juste 40 ans et qui avait fait le pari du rap dix ans plus tard et NRJ. L’audience de la 1ère radio musicale (3.7 millions) a certes progressé par rapport à fin 2025 (+93 000), mais elle s’avère stable en comparaison avec la rentrée 2025, et surtout, affiche une baisse considérable de 475 000 auditeurs par rapport au premier trimestre 2025.

Fun radio, 6ème au classement des radios musicales (1.7 million), affiche des résultats en demi-teinte avec certes un gain de 95 000 aficionados par rapport à la période novembre-décembre 2025, mais une perte de 300 000 auditeurs sur un an.

La progression prééminente parmi les principales radios musicales est réalisée par Nova (1.5 million), avec 329 000 fans gagnés depuis fin 2025. La radio du groupe Combat (Matthieu Pigasse), qui définit son positionnement comme étant “à contre-courant du marché”, a doublé son nombre d’auditeurs quotidiens en un an. Autre tendance importante de la dernière vague des résultats publiés par Médiamétrie, la nette hausse de la durée d’écoute par auditeur d’Europe 2 (1h29), à hauteur de 28 minutes sur un an.

Globalement, l’audience des radios musicales est de 19.2 millions, en incluant les radios du service public fip et France musique. Elle progresse de 200 000 auditeurs par rapport aux périodes novembre-décembre 2025 et janvier-mars 2025.

Les audiences des principales radios musicales en janvier-mars 2026 :


NRJ – Groupe NRJ : 3,745 millions d’auditeurs (+93 000 vs nov-déc / −475 000 vs jan-mars 2025)

Skyrock – Groupe Skyrock : 3,431 millions (+108 000 vs nov-déc / +271 000 vs jan-mars 2025)

Nostalgie – Groupe NRJ : 3,032 millions (−441 000 vs nov-déc / −312 000 vs jan-mars 2025)

RTL2 – Groupe M6 : 1,944 million (−25 000 vs nov-déc / −8 000 vs jan-mars 2025)

Chérie FM – Groupe NRJ : 1,819 million (−114 000 vs nov-déc / +134 000 vs jan-mars 2025)

Fun Radio – Groupe M6 : 1,714 million (+95 000 vs nov-déc / −296 000 vs jan-mars 2025)

RFM – Groupe Lagardère : 1,665 million (+109 000 vs nov-déc / +49 000 vs jan-mars 2025)

Radio Nova – Combat Media / Nova Press : 1,595 million (+329 000 vs nov-déc / +823 000 vs jan-mars 2025)

Rire et Chansons – Groupe NRJ : 1,330 million (+5 000 vs nov-déc / −70 000 vs jan-mars 2025)

Europe 2 – Groupe Lagardère : 1,053 million (−37 000 vs nov-déc / +225 000 vs jan-mars 2025)

France Musique – Radio France : 1,004 million (−70 000 vs nov-déc / +14 000 vs jan-mars 2025)

FIP – Radio France : 807 000 (−25 000 vs nov-déc / −21 000 vs jan-mars 2025)

Les Indés Radios – 129 stations indépendantes : 6,847 millions (−235 000 vs nov-déc / −227 000 vs jan-mars 2025)

NOMINATION: SAM HU, MANAGING DIRECTOR, UNIVERSAL MUSIC CHINA

Alors que la Chine est à présent le 5ème marché mondial de la musique enregistrée – surpassant la France depuis 2022 – la filiale chinoise d’Universal Music ambitionne de se développer davantage sur le marché asiatique comme à l’échelle internationale.

Le lead comme le positionnement d’Universal Music China se peaufinent, deux ans et demi après l’arrivée de Timothy Xu en tant que Chairman & CEO. UMG a annoncé le 22 avril la nomination de Sam Hu comme Managing Director de sa branche chinoise. Il arrive en provenance de Taihe Music Group, entreprise chinoise ayant des activités de production et de gestion de droits – d’ailleurs dirigée par Timothy Xu avant son recrutement par UMG – après être passé par Sony Music en tant que General Manager.

Sam Hu est le premier nommé au poste de Managing Director depuis que la filiale chinoise d’Universal Music est dirigée par Timothy Xu soit fin 2023. UMG fait savoir qu’il sera en charge de “superviser le développement stratégique en Chine avec comme priorités l’accélération du développement des artistes, le renforcement de la position de l’entreprise sur le marché local, et l’expansion à l’international des artistes chinois”.

“La Chine s’impose comme un des marchés le plus dynamiques du music business, et la vision stratégique et créative de Sam Hu, sa maîtrise de l’opérationnel et ses qualités de dirigeant le positionnent de manière exceptionnelle pour guider Universal Music China vers sa prochaine phase de croissance” a déclaré Adam Granite, Executive Vice President (Market development) d’Universal Music Group.

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